‹ Cultes, mythes, et religions (volume 3)Chapitre 61 sur 345 · Bceckh-FraeDlfel. t. l,p. 56, note b · texte numérisé non relu

Bceckh-FraeDlfel. t. l,p. 56, note b

98 LES SVCOPHANTES ET LES MVSTÈRESIDE l\ FIGUE

(7uxofâvTT];, le motajxav esl ceptainement compWmcnt direct de ça{vw, et non complément circonstantîcl. En second lieu, rien nepermetd'affirmerquelafigue aitjamaisélé citée en Attique-j comme le type d'un objet de peu de prix ; on aurait tort de tJrerX cette conclusion d'un passage des Acharniens, d'où elle ne I parait nullemenl ressortir'. Il n'existe en grec aucune expression où entre le nom de la figue et que l'on puisse rapprocher ] des locutions latines non nauci, non flocci facio. pas plus qu« | de l'expression française : « Je m'en soucie comme d'une gui- 1 gno. » Ainsi l'étymologie de Boeckh ne me semble pas admis- J sible, bien qu'elle soit évidemment moin» déraisonnable quoi celles des historiens et grammairiens de l'antiquité.

5° Une explication a été suggérée, sous toutes réserves, par^ Sitll, dans son ouvrage sur les gestes des Grecs et des Humains'. Les anciens connaissaient déjà le geste obsctne qui s'appelle encore /or /a ^C(ï en italien et /Vi'Vp/o/îy'/'' en français. Comme tous les gestes de ce genre et, l'on peut ajouter,' comme toutes les expressions injurieuses, celui ci avait primitivement pour objet d'exercer une action nocive à distance, pari conséquent magique, sur un objet ou sur un être vivant. St 1 cet objet ou cet être est lui même doué d'une vertu dangereuse,," le geste la neutralise et l'annule; si, en revanche, l'être ainsil désigné {par le geste ou par la parole, peu importe) est inolTcnsif. le fait constitue une injure, c'est-à-dire qu'il cause gra-^: tuitement un tort au prochain. Le sycophante aurait donc pu, à l'origine, être un insulteur, Li6pi5T^?.On pourrait aussi, ce quel n'a pas fait M. Sitll, rappeler le geste obscène de Baubo, la , servante d'Eleusis', laquelle aurait pu, à la rigueur, être qualifiée de cruxoçavTpia, mot qu'on rencontre comme féminin de ouxoçtivTifjç*. Mais les explications de ce genre se heurtent &

1. Aritloph., Acharn., BU iq. II s'agit d'boannsi mal intcalionaè* qui il noDgsicnt (JimxofcivTauv) comme proieQBDt de Mègare toutes «art«i de n chasdises, pelitci tuoiques. coucoubrcs, lapereaux, gorets, goutfe» d'ail»! grumeaux de lol. Au t. 520, il y a aixuov (coneombre) et aoa vOxov (figue). J

a. Sittt, GebHrdtn der Griechen und Bùmer, p. iOU, note 1 : - " dann sein daai ouxef àvin;; eiDinUUch ûSpiuT^t bedeiUele. »

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