‹ Cultes, mythes, et religions (volume 3)Chapitre 65 sur 345 · Ihid ,11. p. a, IDt · texte numérisé non relu

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104 LES SVCOPHANTES ET LES MYSTÈRES DE LA FiGL'E

nant aux pèlerins de s'y arrêter, mais en y construisant el en y entretenant un temple de leurs dt'esses.

Grâce à Pausanias, qui a copié l'inscription gravée sur U | tombe de Phytalos', nous savons quelque chose sur le culte dea | Phytalîdes et sur la liîgende sacrée qui l'autorisait. Phytalos, i roi du pays, accueillit dans sa maison Démêler errante; en ' récompense de son hospitalité, elle lui <> révéla le fruit de l'au- I tomne que les mortels appellent la ligue divine. » L'endroit ' conserva le nom de Figuier sacré parce que c'est là que furent produites les premières ligues, le plus ancien fruit cultivé de i'Attique. Cette culture fut un grand bienfait pour les hommes, non seulement parce qu'elle contribua à les nourrir, mais parce qu'elle adoucit leurs mœurs et leur fit connaître des rites de puriftcation, où la ligue et le bois de figuier jouent un grand rôle'. Un peu au delà du F/yKie/- sacre' était un autel à Zeus Meilichios, où les Phytalides, avec du suc des figuiers sacrés (?J, avaient puriHé Thésée du meurtre de son parent Sînîa'. Le nom do Zeus Meilicbios — la grande divinité des Dinisia athéniennes' — ne peut être exphqué que par celui de la figue dans le parler ionien, [jiîiXixov. Nous avons à ce sujet le ténnotgnage formel de deux historiens : les .Naxiens appelaient la j figue \uCKi'/pt '. C'est plus lard seulement, le nom do c3v.sv ayant ( prévalu pour désigner le fruit, que l'on fit de ce Zeus un diea ' bienveillant (de iaeiXicoeiv, apaiser), ou qu'on l'identifia, par \ exemple au f'irée, à quelque baal-melek phénicien'. Cette der-l nière assimilation est le produit évident d'un jeu de mots et Uf faudrait tout le parti pris d'un Movers ou d'un Victor Bérardl pour attribuer une origine sémitique au dieu Meilicbios des 4 Diaisia athéniennes ou du culte familial des Phytalides '. Alei-

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