‹ Cultes, mythes, et religions (volume 3)Chapitre 8 sur 345 · I. Cf. Doicher, un · texte numérisé non relu

I. Cf. Doicher, un

mort du Pin eg;ptiei

eiU, p. 475, qui Toit dans ce calme pUt l'cITct de {Cbnubië), ideotiflé au dieu du vent (Schu).

s LA MORT DU GRAND PAN

la curiosité impériale, semble certiGer la concordance des témoignages; enfin^ ces témoignages ne sont pas seulement ceux de matelots ou d*hommes sans instruction, Tun des témoins étant un professeur de grammaire. Assurément, ce n^est pas encore l'idéal d'Ernest Renan, le miracle soumis au contrôle de l'Académie des Sciences ; mais c'est quelque chose de plus sérieux que les récits ordinaires de faits inexplicables et la science moderne, pas plus que Tibère, ne peut dédaigner cela comme une hallucination d'ignorants ou d'illuminés.

L'histoire de l'intervention de Tibère n'a rien d'invraisemblable. L'empereur, en tant que chef de l'État, était assez indiflérent en matière religieuse {circa deosacreligiones negligentior)^; mais il était curieux des choses de la Fable et ajoutait foi à l'astrologie*. Suétone le montre, entouré de ces mêmes grammairiens grecs dont parle Plutarque, demandant qui était la mère d'flécube, quel nom Achille avait porté parmi les filles de Scyros, quels chants modulaient les Sirènes'. Une députation d'Olisippo en Lusitanie, au rapport de Pline, vint lui raconter qu'on avait vu et entendu dans certaine caverne un Triton sonnant de la conque * ; ce dernier trait rappelle beaucoup l'épisode du pilote égyptien, mandé par l'empereur pour lui répéter ce qu'il avait entendu crier près de Paxos. Personne, sans doute, n'admet aujourd'hui l'assertion si positive de TertuUien, répétée d'après lui par Eusèbe *, suivant laquelle Tibère, informé par un rapport de

1. Suet., Tib.y 69. Divina oblegenSt Tac, Ann,, I, 76; cf. ibid., 1, 73. Si l'exercice des cultes égyptien et juif fut proscrit à Rome sous son règne, c'est parce qu'il en résultait des désordres (Tacite, Ann , 11, 45; Suet., Tib., 36; Sénèque, Episl.^ 108). Par la même raison , après raCTaire de Libon, il fit expulser de Rome les astrologues et les magiciens (Tac, Ann.^ II. 32).

2. Tacite, Annales, VI, 21; Suét., 7t6., 14, 36, 69. L'empereur craignait les oracles (Tac, Ann.y I, 67 ; Suét., 7t6., 63), le tonnerre {ibid , 69) et les présages {ibid.f 72).

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