Suétone, Tib
4. Pline, Hist. NaL, IX, 9. D'ailleurs, Tibère voulait être instruit des moindres faits qui se passaient dans l'Empire {Nil illum loto quod fil in orbe lalel, écrit Ovide, Ponl.y IV, 9, ▼. 126).
5. Tertullien, Apolog., V, 21 ; Eusèbe, Hist. ecclés., J/, 2. Eusèbe possédait
Ponce Pilate, aurait vainement domaiidé au sénat d'adtmntrc Jésus au rang des dieux ; mais s! cette histoire a pu trouver crédit dès le second siècle, c'est qu'elle n'était pas en contradiction avec ce que l'on savait alors, avec plus de précision que nous, sur la curiosité, les préoccupations mystiques et les tendances syncrétistes do cet empereur.
En l'espèce, Tibfere fut rassuré par les philologues grecs do son entourage: on lui dît que le dieu Pan, dont la voix avait annoncé la mort, était le lîls d'une mortelle, Pénélope; ce n'était donc pas un grand dieu, malgré l'épithète que la voix lui avait donnée, mais un héros; il pouvait mourir sans que l'ordre du monde fût menacé. Celte histoire n'était pas de l'invention des philologues de cour; elle se trouve déjà dans Hérodote (II, 145), comme l'opinion commune des Cirecs de son temps'.
Revenons à l'anecdote de Plutarque. Nous avons montré que le fond de l'histoire se réduit à ceci : la claire perception d'un nom répété trois fois — celui du pilote — et l'annonce de la mort du grand Pan. Or, le nom du pilote, donné par Plutarque. était Thamous; donc, les mots entendus par lui et les passagers ont pu être à peu près ceux-ci :
eAMOYZ eAMOYI eAMOYZ nANMEFAI TEGNHKE
Thamous. 'f/iamoua, Thamoua, le-très-grand etl-mort.
Cela posé, le problème est résolu ; car Thamous est le nom syrien d'Adonis et Panmegas, le ■< très grand » peut être une épilliète de ce dieu'. Comme le pilote portait par hasard le
une traductioa grecque de VApologiliqai de Terlnliien ; cf. Hamack, AU' ehriêlliche Lilleraliir, t, p. SI.