I. VirgiJe. Giorg
!. • L'èpi^e loDgue, do faible épaisseur, le type de ta période msraienae [Im Tène /] était ea acier ■ (Cb. Coyou, L'arl du fer à l'époque gauloist, Chiiont- ■ur-Maroe. 1903, p. 15). L'anteurde cette iuléreMSQte broctiureest dd ancien suvrier; il a procédé i de lérieases eipérieacea.
3. tbid,, p. B: • Leeép^e» de la Marae boqI poialnea elà double Irancbaal, reiitorcéei & leur aie d'uoc nervure loogltudioate. C'était, par le fait, uae ume d'eitoc el Ae lallle. ■ Il ea e«l de même des épées gaiiloiaei de Moutetortiao (Man, anficAi, t. XI, p. 756).
t. Voir le paauRe loaTeot aWs de HefTye sur les épées Ksuloiec« d'Aliaia {Raiar archiol-, 1864, 11, p. 3t6-7). A cette époque, persoaoe ae soupçomislt encore l'étolution que le type de l'épée gautaise a subie el qui n'a été révéli que par Tiscbler en ISSS.
5. Tite LNe, XXII, 46; cT. Tacit.^, Agr,ç.,i%: Scriiue, ad Atn., IX, 14).
UN MYTHE NÉ D'UN RlTliî 159
tant en Germanie qu'en Hongrie, les Celtes du v« siècle et des siècles suivants ont pratiqué un rite consistant à placer souvent, danslestombes de guerriers, des épées et d*autres armes rendues impropres à tout usage par la torsion. La découverte d'armes ainsi déiormées, dans les sépultures gauloises, considérées comme celles de guerriers morts Tépée à la main, donna naissance, dès le ii* siècle avant notreère, à Topinion recueillie par Polybe et transmise plus tard aux historiens modernes, touchant la mauvaise qualité des épées gauloises et la flexion complète qu'elles éprouvaient au contact des armes défensives et offensives des Romains.
La torsion des épées celtiques est un rite. La mollesse du fer celtique est un mythe. Il est curieux de constater, dans la pleine lumière de Thistoire, et sous la plume d*un grand historien comme Polybe, qu*un mythe puisse naître d'un rite mal compris, tout comme aux époques préhistoriques et nébuleuses où se sont formées les mythologies.
Mercure Tricéphale^
Au mois d octobre 4871, Adrien de Longpérier entrelint l'Académie des Inscriptions de plusieurs bas-reliefs découverts en 1867 dans le libage des bâtiments de THôtel-Dieu et acquis par le Musée municipal de Paris. « Quatre grands blocs, lit-on dans les Comptes-rendus ^ portent des sculptures^ parmi lesquelles on remarque des génies de Mars chargés des armes du dieu et une divinité à trois visages ayant pour symbole une tôte de bélier, divinité qui était connue sur {sic) un certain nombre de pierres trouvées à Reims, à Autun et à Beaune, et dont la présence à Paris tend à montrer le culte de ce dieu sous un aspect national de plus en plus étendu. » Je ne pense pas qu'Adrien de Longpérier se soit exprimé en ces termes; mais, faute d'un autre texte, je transcris celui des Comptes-rendus *.
Cinq ans plus tard, en décembre 4876, Longpérier communiqua à TAcadémie une note de M. Mowat, dans laquelle ce savant combattait la thèse du baron de Wilte au sujet des divinités tricéphales; alors que ce dernier admettait l'existence d un dieu gaulois tricéphale, représenté parfois par un vieillard à trois visages*, M. Mowat, reprenant une thèse indiquée en 1861 par Paulin Paris, prétendait que les tricé-