‹ Cultes, mythes, et religions (volume 3)Chapitre 96 sur 345 · BulUlin épijraphiqut, t · texte numérisé non relu

BulUlin épijraphiqut, t

MERCIRE TRICÉPHALE

publiait un dessin du tricéphale de Paris, en renvoyant à courte notice de Longp^rier'.

Le type gallo-romain du tricéphale avait éveillé la curiosité de Bertrand, qui on réunit au Musée de Saint- Germain une collection aussi nombreuse que possible, originaux et moulages, et en fit connaître la plupart dans son mémoire sur I l'autel de Saintes et les triades*. Je décrivis à mon tour ces ] monuments en 1886, dans mon Catalogue sommaire du Musée, j et j'en donnai une liste très détaillée, avec d'amples dévelop» I pements, dans mes Bronzes figurés de la Gaule romaine, publiés en 1654. Une gravure à grande échelle du bas^relief 1 principal de l'Hùtel-Dieu, conservé au Musée Carnavalet, I mais dont le Musée des Antiquilés Nationales possède un 1 moulage, parut en lÉOÎt dans mon Guide illustré du Musée de I Saint-Germain*.

A l'exemple de Longpérîer et de Bertrand, j'ai longtemps évité de proposer un nom pour le tricéphale gallo-romain; j'ai même expressément avoué que je l'ignorais. Les auteurs de deux précis récents de mythologie celtique, MM. Dottin et Renel, ont fait de même. Je crois que c'est à tort et que 1 nous avons poussé la réserve trop loin. Le sculpteur indigène I auquel on doit le tricéphale de l'Hôtel-Dieu {iig. 1) n'a pas 1 voulu laisser dans le vague la nature de cetle divinité; il Ta 1 pourvue d'attributs dont le plus significatif, fort endommagé I d'ailleurs, na paraît pas avoir été reconnu encore, mais ne j laisse aucun doute sur la nature du dieu gréco-romain auquel 1 notre tricéphale parisien fut identifié.

Dans toutes les descriptions que je connais de ce bas-reliof, sans en excepter les miennes, il est dît qu'il tient à la main I gauche une Mis. de bélier, ce qui est exact; j'ai imprimé, et d'autres ont imprimé d'aprîts moi, qu'il s'agissait d'un serpent à tête de bélier, symbole dont les sculptures gallo-

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