D'Arbois, C)cle mylliol., p
11. JVi mismalic Chrotiicle, t. XVf, p. SU: liiilish Crins, p. 386, pi. XV, S.
n'y a donc pas lieu d'alléguer le témoignage d'une monnaie pour introduire le nom ou le culte d'Aesus en Grande- Bretagne. — Tout cela, on le voit, est peu de chose ; sauf Esus, aucun des < grands dieux gaulois > ne paraît en Gaule sous le nom que lui a donné Lucain. Cette difficulté a été écartée de deux manières. Les uns ont supposé que Tentâtes, Esus, Taranis étaient des dieux spécifiquement druidiques et que leur culte a dû disparaître avec le druidisme, c'est à-dire au début même de la période où les monuments figurés deviennent abondants. D'autres ont pensé que les noms gaulois de ces dieux ont fait place presque partout aux noms romains équivalents, Jupiter, Mars, Mercurius. Mais aucune de ces deux solutions n'est acceptable. D'abord, quoi qu'en dise Belloguet, nous n'avons point de raison d'admettre l'existence d'un panthéon spécialement druidique ; il n'y a pas, dans les textes, l'ombre d'une mention de ce genre, et M. d'Arbois se trompe quand il dit que Lucain célèbre le culte rendu par les Druides aux trois divinités dont il s'agit '. En second lieu, les noms de Jupiter, Mars, Mercure, etc., dans les inscriptions gallo-romaines, sont très souvent suivis d'équivalents indigènes, de sorte que l'identification de Teutatès avec Mars, par exemple, ne devait pas empêcher qu'il existât une série de dédicaces Marti Teutati. Or, nous avons vu qu'il y en a Irojs, dont aucune n'a été trouvée entre les Pyrénées et le Rhin, alors que le nom d'une divinité après tout secondaire. Epona, paraît dix fois sur des textes épigraphiques dans les limites de l'ancienne Gaule. Nous savons, en outre, que les soldats recrutés dans l'Occident de l'Empire ont porté, en Italie, le culte des divinités indigènes : ainsi l'on a trouvé à Rome une dédicace d'un soldat rémois à la déesse Ardiimna ^ ; on connaît, tant en Italie qu'à Rome, une quinzaine d'inscriptions avec le nom d'Epona ; celui des Matres Snleviae n'est pas moins commun ■'. Si donc Tentâtes,