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Rev. arch., 1879, I, pi. XII et p

2. Je ne connais qu'un nom analogue, celui des Samtae Matroiiae Ucellasicae que porte une inscription de la Cisalpine (Corp, inscr. Int., t. V, n" 5584).

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beau cello ». Maintenant, qu'est-ce qu'un ccllo'i M. Zimmer suppose — sous toutes réserves, d'ailleurs — que cello dérive par assimilation de cello, mot apparenté au helto germanique signifiant le manche d'une épée, d'une hache, d'un marteau, etc. Sn-cellus serait le dieu «au bon manche», et cette désignation conviendrait assez bien à la divinité que l'on représente avec un maillet à longue hampe comme attribut.

L'inconvénient de cette étymologie, que M. Zimmer a bien senti lui-même, c'est de faire intervenir une forme celtique tout a fait hypothétique, autorisée seulement par une analogie avec un mot germanique. Au point de vue archéologique, il y a une objection non moins forte. Un manche n'est pas une arme, mais seulement la partie d'une arme ; or, si l'on admet volontiers un. dieu désigné par l'arme qu'il porte, rien n'est moins naturel que d'expliquer un nom divin par une partie, inoffensive en elle-même, de l'arme d'un dieu.

M. d'Arbois de Jubainville veut bien me communiquer une étymologie nouvelle: Sii-celliis serait le bon frappeur », cello étant identique au thème latin que l'on retrouve dans le composé percellere ^

1. Je reproduis ici le texte de la note que m'a envoyée M. d'Arbois de Jubainville :

« L'étymologie la plus probable de Su-cellus ou Su-cellos est : 1" sii- > bien, bon», 2° cello- = */iël-do-s « frappeur», thème du verbe latin ctllo =3 *L-Chîo dans fer-cello (Bragmann,G'r««a'r;j5, t. I, p. 243 ; t. II, p. 88'), lOôO, 105'5): c'est un développement de la racine KèL, qu'on trouve sous sa forme réduite dans le grec -/Xâu) <je brise», et qui est .'1 la fois: 1" réduite, 2'' développée au moyen d'une dentale dans l'homérique 'eV/.aaaa == e-k\d-sa «je brisai». Cette racine existe sous la même forme réduite dans le celtique *klàdêbo-s, vieil-irlandais cUlidë'/, gallois lUdclyf, breton /•/tJC, plus anciennement clezeff « épée ». Un mot gallois moins connu, clëdd < épée » = /;lêdo-s, nous offre le thème *këldo-, soit avec métathèse de 1'/, soit sous une forme réduite plus ordinaire que dans *hladebos. En effet, la notation la plus fréquente de / voyelle en celtique est le ou H : là est une notation plus rare (voir, sur les mots celtiques précités, Whitley-Stokes, Urkeltischer Sfrachschatz, p. 81, 82). Dans le latin clades, on reconnaît la racine KéL, développée au moyen d'un d et sous la forme réduite, mais avec voyelle longue. In (Brugmann, Grundrifi. t. I, p. 24")). Ces rapprochements s'accordent avec la figure qui met un marteau dans la main du dieu Siicellos. »

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Si cette explication est agréée des celtisants, elle prendra une importance considérable pour nos études. En effet, longtemps avant de connaître le nom de Sucel/iis, M. d'Arbois avait proposé d'assimiler le dieu au maillet des Celtes continentaux à la divinité des Celtes d'Irlande nommée Balar, le dieu frappeur, lequel a pour fille Ethne et pour petit-fils Lugus '. Or. dans les trois personnages du bas-relief de Varhély-, M. d' Ai-bois a cru reconnaître autrefois Balar, Ethne et Lugus, fils d'Ethne '. A. Sarrebourg. nous ne voyons que deux divinités, le dieu au maillet et sa parèdre, qui peuvent correspondre à Balar et à Ethne ; mais, au-dessous de leur image, est représenté un corbeau. Un passage célèbre, quoique contesté, du De fltiviis faussement attribué à Plutarque, nous apprend que XoOfoç signifie corbeau en celtique*. Si donc les deux divinités associées sont Balar et Ethne (Sucellus et Nantosvelta chez les Celtes continentaux), la troisième personne de cette triade aurait pour hiéroglyphe le corbeau et serait Lug, c'est-à-dire justement le dieu enfant de la triade irlandaise. Il faut avouer que le parallélisme de ces deux séries divines, ainsi précisé par la représentation du corbeau, a quelque chose de très séduisant et que le corbeau du premier autel de Sarrebourg trouve ainsi une explication fort naturelle ''. Mais ces déductions, greffées sur l'étymologie donnée par M. d'Arbois, ne peuvent encore être présentées qu'à titre d'hypothèses.

M. Zimmer n'a pas essayé d'expliquer Nantosvelta. M. d'Arbois voit dans le premier terme de ce nom le thème du nom du dieu irlandais yét, dieu de la guerre ; -suella serait le ])articipe passé de la racine verbale snel « briller « . Ainsi, le nom àc.Nantosijelta serait à peu près synonyme du nom de la reine

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