Cf. Ch. Robert, lipigraphie de la Moselle, p
2. En revanche, dans les très nombreuses sépultures à inhumation du
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NDVS MEDIOM • MERCURIO V • VS
que M. Lehner restitue ainsi : Indus Mediomatricus Merciiiio vottiju libens iiierito (?) solvit. Le nom A' Indus s'est déjà rencontré en Gaule.
La face de gauche, attenant à la figure de Rosmerta, est très mutilée; on y distingue seulement la partie inférieure d'un petit personnage féminin drapé. La face de droite est bien conservée. Nous y voyons un homme, probablement imberbe, deux fois plus petit que les figures de la face principale, qui, vêtu d'une courte tunique, tient de ses deux mains le manche d'un long outil qu'il vient d'enfoncer dans le tronc d'un arbre. Cet arbre, dont les feuilles dentelées rappellent celles du saule, supporte, sur la gauche, une tête de taureau, sur la droite trois grands oiseaux à long bec. Au premier coup d'œil, on est frappé de l'analogie de cette scène avec celle qui se continue sur les deux faces de l'autel de Paris ; nous sommes de nouveau en présence d'un bûcheron, d'un saule, d'un taureau et de trois volatiles où il n'est pas interdit de reconnaître des grues. A Paris, le bûcheron s'appelle Esus ; le taureau et les trois grues sont désignés par l'inscription à la fois transparente et énigmatique Tarvos tiigaranus.
Jusqu'à présent, tous ceux qui se sont occupés de l'autel de Paris ont fait abstraction de l'arbre qui, en butte aux coups du bûcheron, se prolonge sur la face voisine au-dessus du taureau et des trois grues. Le bas-relief de Trêves prouve que cet arbre, le saule, est un élément essentiel de la représentation ; il montre aussi qu'il doit exister une relation, complètement méconnue jusqu'à présent, entre le bûcheron et le taureau aux trois grues. En un mot, au lieu de comprendre quatre figures isolées, Vulcain, Jupiter, Esus et Tarvos Trigaranus, l'autel de Paris n'en porte, à la vérité, que trois, Esus et Tarvos Trigaranus n'étant que les éléments juxta-
lieuxiéme âge du fer (Champagne, vallée du Rhio), le torques (St exclusivemeiil l'attribut des femmes. Cf. Kevne critiijue, 188(), II, p. 273.
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posés d'une scène unique, reliés par l'arbre aux rameaux touffus qui les domine.
M. Mowat avait autrefois proposé, de l'autel de Paris, une explication qui supprimait complètement le caractère mythologique attribué à Tarvos Trigaranus '. Pour lui, Esus-Silvain, le bûcheron, est occupé à couper le bois du sacrifice ; à côté de lui sont les animaux destinés au sacrifice, le taureau — maxiiiia taurus victiina — et les trois grues. M. Mowat avait été jusqu'à se persuader qu'il existait un point après la première syllabe du motTRIGA.RANVS ; au lieu du « taureau aux trois grues », il traduisait « un taureau et trois grues ». L'examen de la pierre a prouvé depuis longtemps qu'il n'y a ni séparation ni point 'K M. Mowat avait aussi insisté sur la housse que porte le taureau, housse qui le désignerait comme un animal paré pour le sacrifice ; à quoi Ernest Desjardins répondit en alléguant la housse du bœuf Apis, qui n'a jamais été une victime et dont le caractère divin est incontestable.
Si les analogies entre les autels de Paris et de Trêves sont frappantes, il y a aussi des différences qui doivent fixer l'attention. A Paris, Esus est barbu ; à Trêves, le bûcheron paraît imberbe. A Paris, le taureau supporte trois grues; à Trêves, c'est l'arbre qui porte à la fois une tète de taureau et trois oiseaux. Le taureau, dont l'importance à Paris est évidente, qui tient sur l'autel de Notre-Dame la place d'une grande divinité, est seulement indiqué, à Trêves, en abrégé, et plutôt comme un attribut de f arbre.
Si l'on cherche une formule qui convienne également aux deux scènes, on s'arrêtera, je crois, à celle-ci, qui, dans l'état de nos connaissances, constitue une devinette sans réponse possible: « Le bûcheron divin fend le tronc de l'Arbre du Taureau aux trois Grues. » Aux yeux des contemporains, le mot de l'énigme devait être fourni par une légende celtique assez populaire, comme l'est chez nous, par exemple, celle de