‹ Cultes, mythes et religionsChapitre 143 sur 232 · Usener, Rheinisches Muséum. 1895, p · texte numérisé non relu

Usener, Rheinisches Muséum. 1895, p

2. Et non Johannis, comme l'écrit M. Usener. La lectification a été faite par M. Krumbacber, Byzantinisehe Zeitschrift, 1895, p. 382, qui rappelle qu'il a déjà cité cette publication dans sa Gcschichte lier Byzantinischtii Liter,i/ui; p. 69, 188 (MvYiiieta à-ccoX&Ytxâ. "Ev BsvsTJa, 1884).

)y Rarasay, Historical Geography of Asia Minor, p. 241, 244

274 L.\ REIJCiIOK DES GALATES

Le savant allemand l'a pensé. Il a invoqué, après Lobeck et d'autres', un passage des Actfs de saint Symphorien, martyr d'Augustodunum. Dans le curieux entretien où le document reproduit par Ruinart - met aux prises le consulaire Heraclius et Symphorien, celui-ci s'eiforce de jeter le discrédit sur les divinités païennes. Après avoir médit d'Apollon, il ajoute: « Dia)iain quoque DAEMONlUMfJ.f^MERlDlANUM sanctorum industria investigavit, quae per coinpita ciirrens et silvarum sécréta perhistrans . . . Triviae sibi cognoiiien, diiin triviis insidiatiir, obtiniiit. »

Ainsi, à Autun comme en Galatie, Artémis-Diane est un dcinon du viidi, qui hante les carrefours et les forêts ; alors que nos sources littéraires la représentent surtout comme une chasseresse nocturne, les actes de saint Symphorien, d'accord avec la Vie de Théodore de Sykéon, font d'elle un démon redoutable en plein jour, daemoniuin meridia7mm.

La conclusion que M. Usener voudrait tirer de ce rapprochement s'imposerait presque avec évidence si l'idée du dcinon du midi n'était pas très répandue et si l'expression n'était elle-même empruntée à une source littéraire. Cette dernière considération nous avertit d'être circonspects.

Dans le Psaume XC, il est question, en effet, d'un 5a'.jj.'.'v ov [j,î3Yj;j.gptvôv ; ce sont les expressions même du texte grec. Voici la traduction de l'original hébreu par Reuss '^ :

« ïu n'auras pas à craindre le frisson de la nuit, ni la flèche qui vole de jour, ni Li peste qui se glisse dans les ténèbres, ni la contagion qni ravage en plein imdi. »

Les interprètes, auteurs du texte grec, n'ont pas dû songer à une idée abstraite comme celle de la contagion, mais à une divinité du paganisme. Onines dii gentinin daemonia., dit le Psalmiste *. Le « démon du midi » devait aussi être l'un d'eux..

En Galatie, où, d'après Plutarque, la déesse la plus honorée

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