‹ Cultes, mythes et religionsChapitre 175 sur 232 · Saint Augustin, [.a Cité de niai, Vl · texte numérisé non relu

Saint Augustin, [.a Cité de niai, Vl

2. Des exemples, qui sont loin d'être tous explicites, sont cités au chap. VII du lye Esdras.

héroïsés, comme des saints ayant accès au trône de l'Eternel.

Ainsi l'Ancien Testament connaît l'intercession, il en admet la possibilité et l'efficacité : ce qu'on n'y rencontre point et ce qui est, au contraire, très fréquent dans le christianisme dès les premiers siècles, c'est qu'un vivant s'adresse- à un mort illustre pour le prier d'intercéder pour lui auprès de Dieu. La prière des Hébreux monte directement vers l'Eternel ; celle des chrétiens réclame souvent un ambassadeur.

Dans son traité De Corona, datant de l'an 200 environ, ïertullien énumère différentes pratiques chrétiennes, qui ne peuvent s'appuyer sur aucun texte des Écritures '. L'une d'elles consiste dans les offrandes pour les morts, oblationes pro dfpinctis. c Certes, dit il, cela n'est point prescrit par la loi écrite ; mais la tradition l'autorise, l'usage le confirme et la foi l'observe. La raison vient à l'appui de la tradition, de l'usaye et de la foi ; si vous ne vous en assurez pas de vous-même, un autre, qui s'en sera assuré, vous l'apprendra. » Cette phrase nous révèle plusieurs choses en peu de mots. La première, c'est que la pieuse coutume des offrandes pour les morts — ïertullien ne dit malheureusement pas en quoi elles consistent — était en vigueur dans les communautés chrétiennes au il* siècle après J.-C. '^ ; la seconde, c'est qu'elle avait déjà suscité des objections de la part de ceux qui s'en tenaient volontiers à la lettie de la Loi et réclamaient des textes pour justifier les pratiques ; la troisième, c'est que Tertullien n'a pas de textes à citer, mais invoque, contre la tradition, la raison, ratio, dont les pasteurs des fidèles sont les interprètes autorisés.

Le même auteur, en son traité De Monogainia ^, parle d'une

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