‹ Cultes, mythes et religionsChapitre 19 sur 232 · Strabon, VI, 12 (éd. Didot, p · texte numérisé non relu

Strabon, VI, 12 (éd. Didot, p

6. Tacite, traduisant un auteur alexandrin, prétend que les Juifs adoraient l'âne parce que des ânes sauvages avaient révélé à Moïse l'existence d'une source (Tacite, Ilistoiies, V, 3).

apparetttés a l'aitiinal totem par le lien d'une descendance commune.

J'énumère en dernier lieu ce caractère, que d'autres ont considéré comme essentiel, parce qu'il ne constitue, à mon avis, qu'une hypothèse suggérée aux totémistes par des tabous dont l'origine leur échappait, ou peut-être par les désignations traditionnelles de leurs clans. Toutefois, comme cette tentative d'explication est fort ancienne, il en subsiste des traces dans l'antiquité classique. Ainsi les Ophiogènes de Parium, dont le totem était le serpent, se croyaient, comme leur nom l'indique, descendus d"un serpent i. Strabon rapporte une fable d'Egine d'après laquelle les Myrmidons seraient des fourmis transformées en hommes à la suite d'une peste qui avait dépeuplé toute l'île -. Cette lég-ende a certainement pour origine le nom même des Myrmidons, signifiant fourmi ; inversement, le nom des Ophiogènes doit traduire une légende généalogique créée pour expliquer la familiarité de ces hommes avec des serpents. Les noms gaulois dont la première partie désigne un animal et qui se terminent par ^^;/(7.f, marquant une filiation divine, comme Matugenos (fils de sanglier), Brannogenos (fils de corbeau) ne sont eux-mêmes que les reflets de traditions qui associaient le culte d'un animal à une famille. Robertson Smith a signalé, parmi les tribus sémitiques, quelques cas de parenté supposée entre les hommes et les animaux. Chez les peuples totémiques modernes, les exemples de ce genre sont très nombreux ; je me contente de renvoyer à ceux qu'a énumérés M. Frazer ^ et qu'il serait aussi facile qu'oiseux de multiplier^.

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