On peut songer :i Timagéne ou .'i Artêmidore
concerne l'ensemble de la phrase, et non pas seulement le
chiffre de neuf.
Indépendamment des détails fabuleux qu'elle renferme, l'information recueillie par Mêla est suspecte par un premier motif: c'est que, dans aucun autre texte, il n'est question de vierges sacrées chez les Gaulois. Les femmes, mariées ou non» ne paraissent avoir joué aucun rôle dans la religion celtique du temps des Romains. On peut induire cela non seulement du silence des auteurs, mais des passages de César et de Tacite sur le rôle religieux des femmes chez les Germains.
Même quand ces écrivains n'opposent pas formellement les Germains aux Gaulois, ils les comparent implicitement.
César écrit, après avoir terminé son étude sur les coutumes gauloises ' : Geniiani niultiim ab hac consiietndine differunt, jiaiii iieque druides habent qui rebits divinis pi-aesiiit, ncqtie sacrificiis stildent. Ici, le rapprochement est clairement indiqué. Mais il semble qu'on ne le sente pas moins dans le passage du liillum GaUiciiiii où il est question des femmes germaine» que l'on consultait avant le combat - : Quod apud Germanos ea consiietiido essit ut ntatresfainiliae eorutii sortihns et voticinatioiiibus déclarai ent utrum proeliiim comviitli ex usu esset necne. Tacite écrit dans ses Histoires, toujours à propos de Germains-': Plerasque feminarum fatidicas arbitrantnr ; et dans la Germanie ' ; Inesse quin etiain [femiuis] sanctum aliquod et providuin putaiit, nec aiit consilia earuiii asperna?itnr ant responsa neglegunt. Vidiiiius sub divo Vespasiaiio Veledûiii diu apud plerosqiie nuininis loco Itabitain ; sed et oliin Albrunam et complures alias venerati sunt, von adtilatione nec tauquavi facerent deas. Les prophétesses, objet d'un respect universel, étaient donc nombreuses chez les Germains, alors qu'il n'en est pas question chez les Celtes. Les Druidesses mentionnées en Gaule sous l'Itmpire, à partir du m'' siècle '■',