‹ Culture pratique du caféier: et préparation du caféChapitre 25 sur 31 · TROISIÈME ANNÉE · texte numérisé non relu

TROISIÈME ANNÉE

Intérêt à 5 **/« de cette somme

4 sarclages, à 30 francs Tun par hectare Remplacer les manquants

QUATRIÈME ANNÉE

Dépenses à la fin de la 3^ année. . .

Intérêt de cette somme à 5 **/o

4 sarclages, à 30 Tun par hectare.

CINQUIÈME ANNÉE

Intérêt de ladite somme

3 sarclages, à 30 francs Tun par hectare

Francs

Centimes

A partir de cette 5* année, les arbustes entrent en rapport ; leurs rendements vont augmentant jusqu*à la 9^ année, époque à laquelle le plein rapport est atteint.

Pendant ces trois années les récoltes compensent déjà largement les frais de faisance * valoir; pendant les 7 et 8® années, on réalise des bénéfices assez sérieux.

Supposons cependant que les récoltes ne payent que les frais de gérance et d*entretien, la plantation aura coûté, au moment où elle entrera en pleine production, à neuf ans, l'argent ayant été supposé placé à 5 ®/o, 55.000 francs en chitlres ronds.

Cette somme se rapproche infiniment de la vérité, car il résulte d'un rappoK dressé en 1898 par la chambre d'agriculture de la Basse-Terre, composée de planteurs expérimentés, qu'un hectare de caféiers arrivé au plein rapport, a coûté, au Camp Jacob, environ 3.000 francs.

Les vingt hectares de caféiers fourniront 12.000 kilogrammes^ de café, dont la valeur brute, au Havre, pourra atteindre 36.000 francs ; il n'esl, en elfet, pas rare de voir le café bonifieur de la Guadeloupe, atteindre le prix énorme de 150 francs les 50 kilogrammes.

Prenons que la récolte ait une valeur brute de 32.000 francs seulement.

Les dépenses de faisance valoir pour la 9® année et les années .suivantes s'élèvent à environ 600 francs par hectare, soit 12.000 francs pour notre plantation de 20 hectares.

Le bénéfice net, à partir de ce moment, sera donc annuellement de 20.000 francs au minimum.

Largent, dans ces conditions, rapporte donc encore 30 **/© ; c'est joli, on en conviendra.

11 faut bien remarquer que les com^.tes de cultures qui précèdent ne sont nullement fantaisistes.

Sans avoir la précision de ceux que j'ai fournis pour le cacaoyer, ces comptes sont exacts, ils sont établis à Taide de données pratiques. Le premier, celui qui vise le Brésil, m'a été fourni par M. Schmidt, et tous les chiffres qui y sont reproduits ont été calculés, aus.n bien pour les dépenses que pour les recettes, à l'aide de moyennes obtenues sur ses merveilleuses fazendas.

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