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BRISE-VENTS

La figure 68 donne le plan d'une construction (rèa simple de la bâche à deux châssis.

On doit à ces simples abris \itrés, de pose et de dépla»cément faciles, la floraison constante des roses en hiverdans la région de Nice, quelles que soient les intempériési-

Dans les aspergeries, si développées maintenant aux environs de Gavaillon et de Lauris, ce système d'abris

Fig. 69. — Bâche h deux châssis^

mobiles est renforcé par le chauffage artificiel dû sdT lui-même à Faide de thermosiphon.

Même dans les localités les plus chaudes de la zone, lai serre rend de grands services pour la culture dés produite très précoces ou des plantes semi-délicates. Dans beaucoup de cas, sous forme de grand hall vitré supporté simplement par des piliers et couvrant de larges surfaces, ces abris non chauffés, ouverts de tous côtés, mais se fermant à volonté du côté des courants dominant^^ faciliteraient bien des cultures, seraient de plus longue durée et moins soumis à des accidents que les clayonnages. On peut estimer que dans une période de vingts cinq ans les clayonnages ont disparu quatre fois et que le prix du mètre superficiel couvert est alors plus élevé

qu^avec lannature Titrée ; en outre, cette dernière a conserré toute sa valeur comme matériel, tandis que le clayonnage n'en a plus aucune.

L'obliquité et Torientation à donner aux abris vitrés dans les régions extrêmes du bassin méditerranéen sont à considérer : il faut recueillir toute la chaleur et la lumière du soleil éf hiver. Donc suivant les latitudes, on déterminera langle des rayons solaires utilisables en hiver et de ceux défavorables en été. L'orientation est subordonnée au genre de culture : dans les pays chauds à été sec, beaucoup de plantes craignent la chaleur excessive, Finsolation et la vive lumière, OtxhidéeSy Bromeliaj Fougères, plantes à feuillages colorés, etc. ; Torientation nord s'impose donc à défaut de Fombre portée d'une montagne ou d'un massif d'arbres. Cette question a été bien traitée, avec des détails pi-écis, par un horticulteur des plus distingués de France, M. Auguste Chantin (1).

Un des principes primordiaux de Thorliculture méridionale et africaine réside donc dans l'emploi des moyens d'éviter ou d'atténuer les météores à action directe et rapide sur les plantes, radiation et rayonnement qui sont des causes retardatrices de végétation, parfois de destruction.

Le refroidissement nocturne et à glace aux environs du sol, phénomène si commun décrit plus haut (fig. 2et 3) est l'origine principale des déceptions souvent éprouvées dans la culture des primeurs sur le littoral algérotunisien.

Xii. — Transport des fruits et légumes et oonditionnemenl

Depuis la construction des réseaux ferrés et le développement de la navigation maritime, le cours des den-

(1) Auguste CBAicTiff, Revue horticole , 1898, n* 13.

rées, au moins de celles d'une conservation facile, telles que les grains, s'est unifié sur les marchés et ne présente guère d'autres différences que celles correspondant aux frais de transport sur les lieux de consommation. Cette concurrence qui s'exerce ainsi entre les pays producteui^ est plus restreinte en ce qui concerne les denrées périssables, celles d'une conservation limitée, telles que les fleurs, les légumes et les fruits, pour la vente desquels les producteurs étaient autrefois maîtres absolus des marchés locaux, qu'ils étaient seuls à alimenter.

Ce monopole cependant est maintenant moins exclusif et se trouve atteint par une concurrence qui, sans s'exercer dans un périmètre aussi large que pour les denrées de conservation facile, s'étend tous les jours de plus en plus.

Grâce aux améliorations -apportées dans les moyens de transport, dans leur rapidité, dans le conditionnement des produits, grâce à l'emploi du froid, etc., les denrées dites périssables parviennent à aborder des marchés qui jusque-là leur étaient inaccessibles. Comme pour les grains et les produits du même genre, le marché tend à devenir universel.

C'est ainsi que le producteur français voit le marché de Paris alimenté ainsi que celui de Londres, par les pèches de plein vent qui arrivent en janvier-février et aussi par les autres fruits frais du Cap, raisins, brugnons, abricots, etc., par les pommes et les poires de l'Australie, par les produits de l'Argentine qui sont apportés à contresaison. Sans compter qu'il subit, en outre, la concurrence des régions situées dans le même hémisphère, mieux placées pour une production hâtive, telles que les Canaries et les régions méditerranéennes, Espagne, Afrique du Nord, Italie, Sicile, Malte et autres îles méditerranéennes, Egypte^ Syrie, etc./ mais moins avantagées au point de vue des facilités de transport. En outre, la création d'entrepôts frigoriques pour la conservation surplace

des denrées altérables a permis de prolonger la durée normale de conservation de certains fruits et légumes : c'est ainsi que des productions d'arrière-saison sont maintenues à l'état frais presque jusqu'au moment de l'apparition des primeurs et peuvent influer sur les prix de vente de celles-ci.

Cette concurrence très vive a fait naîlre des inquiétudes pour l'avenir, et on estime avec raison que le producteur doit s'organiser sans retard pour maintenir sa situation et ne pas être devancé par des concurrents mieux placés au point de vue des conditions de production (climat, main-d'œuvre, terres appropriées, etc.), ojoi plus avantagés par la facilité, le bon marché et la rapidité des transports.

Pour transporter les primeurs sur les marchés de cons^ommation dans de bonnes conditions, il faut à la fois le concours des intéressés et des compagnies de transport. Ces produits délicats qui tiennent toute leur valeur de l'état de fraîcheur sous lequel ils sont présentés à l'acheteur, demandent les plus grands soins, dans la cueillette, le conditionnement, l'emballage et le transport.

Les fruits et légumes même séparés de la plante ou extraits du sol sont le siège de phénomènes physiologiques dont il faut tenir compte pour leur bonne conservation. Les cellules dont ils sont formés absorbent de l'oxygène et exhalent de la vapeur d'eau et de l'acide carbonique ; de plus, ces végétaux subissent l'action d'organismes apportés par l'air, de moisissures, de ferments qui provoquent des altérations, qui déprécient la valeur du produit et finissent par le rendre impropre à la consommation, et ces altérations sont d'autant plus rapides, la production d'acide carbonique et de vapeur d'eau est d'autant plus abondante que la température est plus élevée.

L'expérience montre que pour conserver les produits

végétaux dans les meilleures conditions, il faut les maintenir à une température constante et basse et dans une atmosphère un peu humide, mais jamais saturée. Ce sont ces conditions que l'on réalise dans les locaux affectés k la conservation des fruits, locaux qui sont peu éclairés, maintenus à une température de 6 à 8", et à un degré hygrométrique convenable par l'absorption de l'excès d'humidité par du chlorure de calcium et préalablement désinfectés de tous germes pouvant produire leur allération.

Pour les produits qui doivent être consommés loin du lieu de production, il faut tout d'abord procéder à un triage des fruits. Certaines variétés sont préférables à d autres ; les terrains de coteaux, bien ressuyés, donnent des produits voyageant mieux que ceux des terres basses et grasses des plaines ; il faut que les produits soient sains, exempts de toute maladie et de toute altération dues à un parasite ou à toute autre cause.

Le mode et l'époque de cueillette ont leur importance : certains fruits peuvent être cueillis avant maturité, comme la tomate qui se colore et achève de mûrir en route, tandis que le raisin doit être expédié mûr. Les fruits et légumes doivent être cueillis non mouillés et emballés dans cet état. C'est à tort que des expéditeurs s'imaginent que leurs produits voyagent mieux et se conservent en meilleur état de fraîcheur quand ils sont mouillés au départ. Cette pratique provoque des fermentations en cours de route et favorise le développement des moisissures et des fermentations. Il faut, au contraire, que les fruits et légumes soient cueillis bien secs, c'est-àdire exempts de toute humidité provenant de la pluie, de la rosée, ou d'un arrosage artificiel.

Les fruits et légumes doivent être classés par sortes en tenant compte de la qualité, de la grosseur et de la beauté du produit ; il faut, bien entendu, éliminer tout ce qui présente des taches, des signes d'altération suspects. On

ne saurait trop condamner la pratique du fardage qui consiste à mettre au fond du récipient d'emballage la marchandise moins belle et à recouvrir avec des pro* duits de choix. Cette supercherie est toujours dévoilée, car Facheteur vérifie toujours à l'arrivée la qualité du produit et tout Fenvoi se trouve déprécié et vendu à un prix très inférieur à sa valeur réelle.

L'emballage doit aussi être l'objet de tous les soins des producteurs : il varie suivant la nature et la valeur des produits, la distance à parcourir, le mode et la durée du transport, suivant la saison, les habitudes du commerce, les exigences de la clientèle. Les récipients employés sont confectionnés avec les matériaux les plus divers, roseaux, osier, bois, carton, toile, fer, terre, etc. 11 faut tenir compte de leur prix de revient, surtout s'il s'agit d'envois avec emballages perdus.

Beaucoup de produits sont expédiés en paniers ou en caisses de bois plein ou à claire-voie. Ces paniers et ces caisses à claire-voie ont l'avantage de laisser l'air circuler à l'intérieur, ce qui permet d'éviter réchauffement et la fermentation.

11 nous est impossible de donner ici la description des divers emballages qui, du reste, a été faite avec beaucoup de compétence par M. Zacharewicz (1).

. Les barils qui servent au transport des pommes de terre et des pommes constituent un emballage solide, facile à manier ; mais ils soustraient leur contenu au contact de l'air et par suite ne conviennent qu'aux produits peu délicats et de qualité commune. Pour les articles de choix, il est préférable d'employer des récipients plus petits.

(1) Zacharewicz, Emballage des produits maraîchers et fruitiers, Progrés agricole et viticole, année 1904. — Le service des études techniques au Ministère de l'agriculture a aussi publié dans le Bulletin mensuel de l'office des renseignements agricoles (janvier 1905) une étude analogue sur les modes d'emballages des fruits, des légumes, des fleurs et des volailles. Voir aussi dans le même recueil le triage et l'emballage des fruits et légumes, mars 1904.

Pour rexportation du raisin, on emploie en Algérie surtout des caisses en bois plein. Le raisin à expédier doit être récolté bien mûr. Cueilli avant maturité, il arrive fort mal à destination et est rejeté par le consommateur. Il faut le couper par temps sec, le matin ou le soir, débarrasser les grappes de tous les grains défectueux, meurtris, gâtés et n*emballer qu'après avoir laissé les fruits, souvent surchauffés par le soleil, prendre la température ambiante.

Les tomates exigent aussi beaucoup de soin. On les cueille avant maturité en laissant adhérent au fruit un fragment du pédoncule. Pour ces fruits les claies à claire-voie sont à préférer, car indépendamment d'une meilleure aération, la maturité s'y fait mieux. Les artichauts, petits pois, haricots verts sont expédiés le plus souvent en paniers : les artichauts dans le >lidi sont réunis par bouquets de six avec feuilles au milieu. On les emballe en les recouvrant d'herbes fraîches ou de luzerne non mouillée par la pluie, la rosée ou artificiellement.

Les haricots comme les pois doivent être triés avec soin : pour les haricots verts, il faut dans le triage tenir compte de la longueur, de la rectitude, de l'uniformité des cosses. De Malaga, on expédie dans des boîtes-pliantes en carton des gousses très fines qui grâce à cet emballage élégant atteignent des prix très supérieurs aux produits similaires algériens expédiés dans des paniers de 42 à 15 kilogrammes. A Hyères, pour les haricots verts et les petits pois produits sous châssis, on emploie des boîtes en bois blanc avec une garniture de papier.

En ce qui concerne les fleurs, on se sert pour l'emballage surtout du panier rectangulaire en roseau, dit panier de Nice. Lorsqu'il s'agit d'envois dans les pays du Nord, Angleterre, Allemagne, Russie, Danemark, Suède, etc., envois qui se font surtout en hiver, il faut, pour éviter Faction du froid, envelopper les fleurs de papier de soie et capitonner les paniers d'ouate.

L'avenir de la production des primeurs, fruits, légumes et fleurs est intimement lié au perfectionnement des moyens de transport, ainsi que le fait observer avec juste raison M. Foëx (1).

Nos débouchés actuels pour les produits méridionaux ne tarderont pas à être insuffisants si nous ne cherchons pas tous les moyens de faire pénétrer ceux-ci toujours plus loin, en combattant au moins à armes égales la concurrence des nations productrices des mêmes marchandises.

C'est aux États-Unis que les efforts les plus remarquables ont été faits pour ouvrir des débouchés à la production fruitière, non seulement dans le pays même, mais aussi sur les marchés d'Europe. Pour permettre aux produits californiens d'aborder les marchés d'outre-mer, on s'attache à ne demander à la marchandise, même pour les trajets les plus longs, que ce qu'elle peut donner et payer comme frais de transport : c'est ainsi que les fruits conservés de Californie traversent l'Atlantique pour rien ou presque rien.

En Italie les fruits, les légumes et les fleurs bénéficient de tarifs réduits tant sur le territoire national que sur celui des pays qu'ils ont à traverser pour atteindre les lieux de consommation, et grâce à ces tarifs nos voisins peuvent faire une concurrence redoutable à la production française sur les grands marchés européens.

11 faut le remarquer, cet avantage ne tient pas tant, comme on pourrait le croire, à des conditions plus avantageuses de production (climat, main-d'œuvre, etc.), qu'à la bonne organisation et au bon marché des transports des denrées alimentaires par chemin de fer (matériel de transport, organisation et vitesse des trains, délais de livraison, de chargement et de déchargement, tarifs, etc.).

(1) FoEx, Les transports des denrées alimentaires en Italie et les transports frigorifiques en France.

Dans la péninsule les denrées dites périssables bénéficient d'un tarif spécial dit de petite vitesse accélérée qui coûte moins cher tout en permettant de transporter les marchandises presque aussi rapidement que par la grande vitesse.

Cette question de tarifs est de la plus haute importance pour la production métropolitaine : aussi a-t-elle donné lieu à des études très intéressantes parmi lesquelles il faut signaler celles du syndicat agricole vauclusien et de son administrateur délégué, M. Rieu.

Les producteurs algériens sont intéressés aussi à cette question, car ils profiteraient de toute réduction de tarif, mais elle n'a peut-être pas pour ceux-ci la même importance que pour les producteurs méridionaux.

Par la précocité de ses produits l'Algérie se trouve jusqu'à présent à peu près seule sur les marchés européens, au moins pendant un certain temps ; mais sitôt qu'apparaissent les produits des autres pays, la colonie doit battre en retraite, parce que ses produits sont moins estimés, ayant plus ou moins souffert du transport sur mer et sur terre et aussi parce que certains produits tels que les artichauts, les petits pois, les haricots sont de moindre qualité même sur le lieu d'origine.

Dans la métropole de notables améliorations ont été apportées pour le transport des fruits, légumes et fleurs. Aux wagons ordinaires on a substitué les wagons ventilés, en usage en Italie depuis longtemps déjà. Ces voitures présentent sur l'ancien modèle cette particularité qu'au niveau du plancher et immédiatement audessous du plafond se trouvent des ouvertures grillagées permettant l'entrée et la circulation de l'air extérieur ; en outre les parois sont confectionnées de manière à diminuer réchauffement par l'action du soleil; sur le réseau P.-L.-M. 1800 wagons de ce genre sont en service. En outre, une société, la Société des magasins et transports frigorifiques de France, a mis en circulation un

certain nombre de wagons-glacières qui sont aménagés comme les glacières ordinaires et qui, indépendamment de leurs doubles parois avec matières isolantes, sont pourvus de récipients contenant de la glace dont la fusion maintient Tégalité de température. Ces wagons-glacières sont très employés aux États-Unis pour le transport des fruits de Californie.

En Angleterre, pour les matières très altérables on emploie aussi /e wagon isolant, qui voyage sans glace, mais qui est aménagé de telle façon que son contenu puisse, avant la mise en route, être refroidi jusqu'à 2 ou S"" au-dessus de zéro. Bien entendu ces voitures sont construites de façon à éviter réchauffement par la chaleur extérieure, et pour de courts intervalles cette réfrigération préalable permet aux produits d'ariiver en excellent état.

Notons aussi que les Anglais ont aménagé toute une flotte de bateaux spécialement pour le transport des fruits et particulièrement des bananes de la Jamaïque notamment, qui sont importées en Angleterre en quantités considérables (2804000 régimes en 1903, représentant une valeur d'environ 25 millions de francs).

En Algérie, pour les transports à l'intérieur de la colonie, le rôle des chemins de fer en ce qui concerne le développement de l'industrie primeuriste est secondaire. En effet, la production des primeurs n'est possible que sur le littoral, à proximité des grands ports où le cultivateur trouve un marché et s'approvisionne de matières fertilisantes (fumiers, gadoues, etc.) et qui sont en outre desservis par une ligne de bateaux partant régulièrement et à courts intervalles. Dans ces conditions le transport par voie ferrée ne présente aucun avantage : le maraîcher préfère toujoui*s transporter sa production par charrettes, ce qui lui permet de voyager la nuit, pendant la fraîcheur, de livrer sa marchandise en évitant les transbordements qui nécessiteraient le charge-

ment et le déchargement de wagons, et en outre de rapporter, au retour, les fumiers dont il a besoin pour ses cultures.

Par contre, il aurait grand avantage à voir s'améliorer les conditions de transport par mer. Bien que payant un prix exorbitant (46 francs la tonne d'Alger à Marseille, se décomposant en 40 francs de fret proprement dit et 6 francs de manutention), lé producteur voit transporter ses produits dans des conditions défectueuses qui font peindre à la marchandise, au cours du voyage, la plus grande partie de sa valeur. Aussi, avant même rabaissement du fret, si exagéré qu'il soit, faut-il surtout rechercher les améliorations des conditions de transport.

Aux produits horticoles, produits délicats et fragiles, il faudrait, pour le moins, réserver des cales appropriées, éloignées des matières susceptibles de dégager des odeurs, d'activer la fermentation, de s'échauffer, et aménagées de façon à éviter l'entassement des marchandises. Ces cales doivent être d'une propreté rigoureuse, exemptes de ferments ou de germes de fermentation et d'altération. Elles doivent surtout être aérées par refoulement forcé d'air : l'utilité de cette ventilation est amplement démontrée par les résultats obtenus par l'emploi des wagons ventilés.

Ces simples améliorations, si élémentaires qu'elles soient, constitueraient un progrès sur l'état actuel des choses si défectueux et un acheminement vers un aménagement plus perfectionné. On en a commencé la réalisation.

Cette question de transport des primeurs préoccupait déjà en 1878 le Comice agricole d'Alger qui en avait saisi le directeur des affaires civiles et financières, M. Le Myre de Vilers, ancien officier de marine qui avait préconisé l'emploi de sortes de trucsaménagés spécialement. Ceux-ci^ chargés à quai à Alger, auraient été transportés à Marseille et mis aussitôt sur wagon de manière à éviter

tout transbordement et toute manipulation des colis depuis le point de départ jusqu'au lieu de destination.

Ce projet, qui présente des analogies avec le système appliqué depuis en Sicile, ne fut pas réalisé.

Une société de navigation a mis récemment en service des bateaux à cale frigorifique pour le transport des primeurs d'Alger au Havre par la voie de mer. Mais les départs d'Alger ne sont pas assez rapprochés et la voie suivie est trop longue pour qu'en cours de route il ne se produise pas des variations considérables des cours et des dépréciations dues à la perte de temps. 11 y a là toutefois une initiative à signaler qui marque sans doute le commencement d'une ère nouvelle et une modification heureuse des anciens errements.

TABLE ALPHABÉTIQUE

Abaca, 187.

Abassi (coton), 193.

Abricot, 364, 366, 368.

Abricotier culture, 366, 368. — musqué d'Alger; — Précoce d'El Bïar;

Espéren; — Gros commun

de Beaugé ; — Pêche ; — Angoumois ; — Alberge ; — de Lyon ; — de Glermont ; — d'Avignon ; — du Midi ; — Boucaraude ; — précoce d'Alexandrie ; de Sardaigne ;

— de Boublon ; — comice de Toulon ; — gros Luizet ; muscat ;

— — abricot; — Muscalello; — rouge hàtif.

Abris horticoles, 11, 98, 104, 151, 152, 472, 480. — en Vaucluse, 98. — horizontaux, 473, 475. — en haies sèches, 98, 475, 477. — en haies vives, 477, 478. — en bâche et châssis, 125, 456, 478, 480. —vitres, 104, 125, 463, 480. — pour troupeaux, 158.

Acacia australiens, 166, 171, 172, 283, 284, 289, 290, 445, 451. — Famèse,

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