‹ Cultures du Midi, de l'Algérie, et de la TunisieChapitre 13 sur 167 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Certains s'étonneront peut-être de voir sous un môme titre, Cultures du Midi de la France, de V Algérie et de la Tunisie, traiter des productions agricoles sur les deux rives opposées de la Méditerranée. Ce cadre apparaît pourtant logiquement étabJi si Ton considère que, de part et d'autre de la mer, c'est bien le pays de l'olivier, de la vigne, du figuier, du mûrier, du caroubier, de l'oranger et, dans quelques régions, du palmier. Ce n'est pas seulement au point de vue politique que l'Algérie et la Tunisie constituent le prolongement de la France ; mais nos provinces africaines appartiennent, comme la Provence, comme tout le bassin méditerranéen, à la même région agricole dont les limites n'ont rien d'arbitraire, mais sont tracées par la nature même et particulièrement par la climatologie. Si les géographes ont rattaché au continent africain les pays qui bordent au sud la Méditerranée, les historiens, les économistes, les naturalistes, les agronomes avec juste raison les considèrent comme faisant partie intégrante de l'Europe. L'Afrique proprement dite ne commence qu'à la limite Nord du Sahara, et il est rationnel de grouper dans un même traité les cultures d'une même région agricole, climatérique et naturelle.

Cette région est pour les septentrionaux le pays du soleil, caractérisé par un éternel printemps et une végétation rappelant sur certains points celle des pays tropicaux. Cette impression que rapporte le voyageur d'un court séjour sur la Côte d'Azur ou d'une rapide excursion

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