‹ Cultures du Midi, de l'Algérie, et de la TunisieChapitre 20 sur 167 · FROIDS · texte numérisé non relu

FROIDS

Boghari — Go et — 9o

Bou-Sâada — 80 et -^llo

Djelfa —100 et — 13o

Teniet-el-Hâad — 10° et — • 12o

Aflou — lOo et — 120

Géryville — lO» «t — 130

El-Aricha — 12o et — 14«

Même sous l'influence du climat marin se produisent encore des minima absolus.

Médéa 6o et — 80

Blida 30 et — 5°

Orléansville — G*» et — O©

Bel-Abbès — 5» et — T*»

Saïda — 90 et — lO»

Tlemcen __ 40 et — 6°

Au Sahara, dans la région des palmiers, le froid par rayonnement est très vif : on a vu y geler de jeunes plantations de dattier.

Laghoual — go et — O**

Touggourt — 60 et — 80

Ouargla — 40 et — 5o

El-Goléa —40 et -80

Toutes ces températures prises sous abris ne donnent pas le terme exact du froid par rayonnement qui est beaucoup plus accentué.

Parmi les autres météores froids il faut compter avec la neige et la grêle.

La neige recouvre annuellement et à plusieurs reprises la plus grande partie du territoire algérien : sur le plateau de Sétif elle y forme parfois une épaisseur d'un mètre; il n'est pas rare d'y voir les Irains arrêtés ; même observation pour les plateaux oranais.

Dès Blida en allant sur Médéa et Boghari, la neige coupe parfois les communications. Dans les premiers jours de janvier 1905 elle a été particulièrement abon- RiviÈRE ET Lecq. — Cultures du Midi, 2

dante à Alger même, et en janvier 1891 elle y a causé de véritables désastres.

La grêle est un météore assez commun et non sans gravité : elle se précipite principalement en hiver et au printemps où elle est alors redoutable pour les céréales, pour les primeurs, les vignobles et les vergers. Dans les Hauts- Plateaux sa violence est extrême.

Hygrométrie, — Le faible degré d'humidité contenue dans l'air est l'une des causes de l'accentuation des rayonnements et des radiations. Par certains temps, cette raréfaction de la vapeur d'eau est nuisible à la végétation, car elle provoque la déperdition des liquides des tissus.

Plus on s'éloigne du rivage, plus l'humidité relative décroît. Sur le rivage elle est en moyenne de 73 p. 100, sauf en temps de siroco; mais au bord du Sahara elle est réduite à 28 p. 100 en été, avec des minima inférieurs dans les périodes de siroco.

Th4venbt, Ciimatologie algérienne, Alger, 1896 ; 1res remarquable exposé avec de nombreux tableaux, graphiques et cartes. — Pour les abaissements de température, consulter Ch. Rivièrr, Refroidissements nocturnes de l'air et du sol dans l'Afrique du Nord, graphiques, tableaux et cartes. Paris, 1904.

La météorologie de la Tunisie a des différences peu tranchées avec celle de l'Algérie; elle présente cependant, malgré la large ouverture de la côte orientale sur la mer, •des conditions moins favorables à l'agriculture à cause d'une pluviométrie plus pauvre et irrégulière, de la prédominance des vents desséchants et de la fréquence 4u siroco. De là, des moyens d'irrigation insuffisants, on pourrait dire plus justement nuls, étant donnée une orographie qui n'engendre pas de cours d'eau permanents et utilisables.

Pluie. — Le régime pluvial est à peu près celui de l'Algérie, tout hivernal, mais bien plus irrégulier. Sur les montagnes très élevées du littoral, en Kroumirie, on recueille sur le versant nord de 750 à 1500 millimètres de pluie qui se dévei*sent immédiatement dans la mer; tandis qu'au pied de leur versant sud, dans la plaine de la Medjerda, beaucoup de centres agricoles ne reçoivent l'hiver qu'une tranche d'eau trop souvent insuffisante pour l'agriculture. En résumé, la région qui recueille en moyenne 600 millimètres d'eau est peu étendue.

Quant à la partie littorale environnant Tunis, elle ne l)énéficie guère que de 400 millimètres à 500 millimètres "d'eau, tandis que celle d'Alger a de 700 millimètres à 1000 millimètres.

En descendant vers le sud, le régime est de plus •en plus irrégulier et de plus en plus pauvre : c'est le «limât steppien avec ses tranches d'eau de 400 milli-

mètres puis de 200 millimètres; même encore sur le littoral, mais en pleine région désertique, la tranche d'eau est inférieure à 200 millimètres et même à 100. On y signale des séries d'années sans pluies appréciables.

Dans toute la Tunisie il y a des périodes de sécheresse, ou plutôt des insuffisances de pluie qui se prolongent même plusieurs années, beaucoup plus accentuées qu'en Algérie, à position géograpliique égale : il y a des différences en moins au-dessous de la moitié.

Quand dans la région littorale d'Alger la tranche d'eau n'a que 600 millimètres, c'est un cas exceptionnel; au contraire à Tunis elle s'abaisse souvent à 400 millimètres.

Vents. — Dans la région du Nord les vents du nord, d'ouest et de nord-est dominent, mais dans la Tunisie centrale le régime est très variable avec une grande fréquence du siroco.

Sur l'ensemble du Sahel, Sousse-Sfax, les vents dominants varient du nord au nord-est : les vents chauds sont également très fréquents et en foute saison.

Dans la région désertique les courants ordinaires viennent du nord et de l'est, alternant avec les vents chauds du sud et de l'ouest, autrement dit règne le siroco jour et nuit.

La caractéristique du mouvement atmosphérique en Tunisie est donc le siroco, c'est-à-dire la raréfaction du degré hygrométrique de l'air qui crée des conditions générales peu favorables à l'agriculture, ce qui explique les dépressions périodiques dans les rendements du sol et la stérilité de certaines années, malgré les efforts des cultivateurs.

Chaleur et radiation solaire, — Mêmes observations que pour l'Algérie, en y ajoutant que ces phénomènes sont plus accentués dans la Tunisie, plus ouverte au régime désertique par son manque de hauts plateaux.

Dans la Medjerda il y a des maxima de 49°, avec des minima de — 7° (chiffre atténué) ; on trouve même des

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