HYGROMÉTRIE
températures de 45<> à 50° dans le nord-est et de 48° à 50<» dans le sud : souvent ces températures durent plusieurs jours, températures prises à l'ombre. On n'a pas de mesures actinom étriqués, mais elles doivent être excessives.
Froids, — Mêmes observations que pour l'Algérie, cependant le manque de hauts plateaux, par conséquent d'altitudes continentales, fait que les minima ne sont pas aussi accusés qu'en Algérie. Néanmoins dans la plaine de la Medjerda on a constaté des froids de — 7° à — 9® et des eucalyptus et des orangers y ont gelé jusqu'à leur base.
Dans les régions à oasis, en plein désert on enregistre souvent — 5*» et — 6°.
Comme ces températures sont prises sous abri, il faut les corriger en les accentuant.
La neige est fréquente certaines années dans la région du nord et n'est pas rare dans la Medjerda occidentale. Aux premiers jours de janvier 1905, elle était abondante à Tunis même.
La grêle est un météore assez commun et redoutable, dans le nord, et dans les parties centrale et liltorale ; il est fort nuisible aux récoltes et se manifeste depuis les premiers jours de l'automne jusqu'au printemps.
Hygrométrie. — La prédominance du siroco entraîne la fréquence de sécheresses atmosphériques surtout dans le centre du pays.
En résumé, la Tunisie comparée à l'Algérie est un pays à température plus e.xtrême, toute altitude égale : on n'y trouve pas en bon développement les plantes tropicales qui ornent le littoral algérien et la végétation semble constamment fatiguée par les courants trop froids, trop secs et trop chauds.
Consulter l'excellent travail de M. Gïnkstods, Élude sur le climat de la Tunisie, nombreux graphiques et cartes. Tunis, 1903.