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MISTRAL ET SIROCO

C«s deux courants atmosphériques, Tun froid, Fautre chaud, tous deux secs, ont une action marquée l'un sur le climat de la Provence, l'autre sur celui du Nord de TAfirique : ils sont également nuisibles à Tagriculture.

Le mistral est un vent violent, froid et sec qui sévit par périodes, venant du nord et du nord-ouest et s'étendaiit sur presque toute la Basse-Provence après avoir longé la vallée, du Rhône en s'étalant à sa base.

Ce mouvement atmosphérique est provoqué par une basse pression dans les golfes du Lion et de Gènes, coïncidant avec de fortes pressions dans le nord de la France : c'est pour lutter contre ce courant que certains terrains de la vallée du Rhône sont divisés en une série infinie de compartiments par des brise-vents formés d'arbres ou de clayonnages en roseau.

Cependant les cultivateurs reconnaissent que ce vent sec, comme le siroco , n'est pas favorable au développement des maladies cryptogamiques.

Le siroco est plutôt un courant du rhumb sud, dépouillé d'humidité, chaud, parfois brûlant. Son maximum d'intensité a lieu l'été et les régions steppiennes et désertiques, dont il est la cause ou l'elTet, sont principalement son domaine.

Son maximum de fréquence est au sud tunisien.

Ce vent se présente sous deux formes principales, l'une violente, l'autre calme et latente, qui n'est pas moins redoutable; son souffle peut être assez aigu jusque sur le littoral ainsi que le démontre l'observation suivante prise au Jardin d'Essai d'Alger le 22 juillet 1899, journée pendant laquelle l'actinométre Richard a marqué de 62o à 64<» à la boule noire pendant plusieurs heures : dans un stipe de bananier, la circulation séveuse a atteint 39**, 6 de chaleur (fig. 5).

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