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Arbres à cire et à vernis. — Plusieurs Tévébin- Ihaoées

Rhus succedanea Lin., du Japon, à fruits cireux. Rhvs vernicifera D. C, du Japon, cultivé dans les parties froides de l'Inde.

Dans les cultures méditerranéennes ces deux plantes n'ont donné aucun résultat industriel, quoique de bonne venue.

3. Arbre à suit. Croton sebifenim Lin., Stillingin sebifera Michx, et d'autres synonymies {Excœcaria) est une Euphorbiacée arborescente de haute taille, à feuilles caduques, à bois non sans valeur, mais toxique.

Originaire de la Chine et du Japon, cet arbre peut quitter les bords de la Méditerranée et y être encore fructifère. Fruits petits, à peine comme des pois, blancs, revêtus d'une matière sébacée qui est le suif végétal,

La cherté de la cueillette et du ramassage, les frais d'une culture qui exige 25 ans avant de produire une matière sans grande valeur, ne sont pas des conditions économiques favorables.

4. Arbre à vernis. Eleococca vemicifera, — Parmi les Euphorbiacées arborescentes produisant des vernis en Chine, on a signalé cette plante à graine assez grosse ei oléifère dont on retire une matière ou enduit gras, sorte de laque.

Sa culture dans le Midi de la France et en Algérie a été encouragée par la Société Nationale d'acclimatation : aucun résultat n'a pu être obtenu.

5. Csicaoyer. Theobroma cacao Lin. — Arbrisseau des Bythnériarées (Malvacées), de culture essentiellement équatoriale. 11 ne conviendrait pas de parler de cette plante délicate, si elle n'avait été préconisée comme culture intercalaire dans les oasis sahariennes où elle n'a pas le moindre avenir.

La serre chauffée l'hiver dans n'importe quelle région du Nord de l'Afrique est nécessaire à cette plante.

6. Caféier. Coffea arabica Lin. — Cette Bubiacèe d'Abyssinie a été en Algérie l'objet de divers essais dès le début de la conquête. Tous ont été stériles, la plante craignant aussi bien le froid que la sécheresse et l'insolation. Éducation en serre, pendant l'hiver.

CAMPHBIER.

Dans les jardins de Malaga, beaucoup plus abrités des vents du nord pendant Ja période hivernale, se rencontrent quelques beaux caféiers ; il en est de même aux extrémités méridionales de la Sicile, mais il ne faut pas conclure de cela au moindre résultat économique.

Dans les oasis et dans le désert, le Caféier est contreindiqué, comme d'ailleurs dans tout le Nord de l'Afrique.

7. Camphrier. Laurus camphora Lin., Camphora officinalis C. Bauh. — Grande Lnurinée arborescente, toujours verte, de l'Asie orientale, Chine, Formose, Japon, etc..

Fig. 6. — Camphrier.

contenant dans toutes ses parties une plus ou rnoin» grande quantité de camphre.

Le Camphrier est un bel arbre peu rare dans les jardins de la Provence chaude et sur le littoral algérien; il s'avance même dans les parties montagneuses où le

thermomètre accuse souvent — 5°, mais il est prudent de ne pas l'exposer à des abaissements plus forts et répétés.

On a très souvent conseillé la plantation de cet arbie comme boisement économique pour en extraire le camphre, mais cette conception est toujours restée àTétat théorique.

Dans le bassin méditerranéen l'arbre, s'il est rustique dans les parties chaudes et tempérées, n'est cependant pas partout de croissance très rapide ; d'autre part, comme il exige de bonnes terres et d'excellentes expositions, il paraît économiquement impossible d'attendre 40 ou 1)0 ans le développement d'un arbre avant de l'abattre pour en distiller toutes les parties.

Mais le rendement en camphre motive-t-il dans la région méditerranéenne, principalement en Algérie et en Tunisie, une plantation à résultat incertain et si éloigné?

Malgré l'odeur quelquefois assez prononcée des feuilles ou des brindilles froissées du Camphrier, l'analyse ne révèle que des traces ou une teneur insignifiante de camphre, variable avec les individus pris sur des points différents.

Le Camphrier n'a donc aucun avenir économique dans le Nord de l'Afrique et l'on adonné une bien fausse indication en signalant que l'est de l'Algérie, les environs de Constantine seraient des régions à sa convenance, oubliant que le froid est prolongé, très vif puisque le thermomètre descend souvent au-dessous de — 10<> et — 15°.

8. Coca, Erythroxylon coca Lamk. — Cette Érythroxylée du Pérou, arbrisseau producteur de la cocaïne, devait forcément attirer l'attention des acclimateurs, et pour beaucoup d'entre eux l'Algérie paraissait désignée pour cette culture. La plante y craint l'été et l'hiver et elle en meurt. Les feuilles recueillies en Algérie ne contenaient pas d'alcaloïdes.

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