SIXIÈME LEÇON
TRAITEMEIVT DE LA PHTHISIE COIWIMUIXE.
Des rapports entre la phase initiale apj'rétique cl la période de prophylaxie. Sources fondamentales des indications : hypotrophie constitutionnelle ;
— inertie des poumons ; — processus local ; — fièvre. De l'indication tirée de l'hypotrophie constitutionnelle et de l'inertie des
poumons.
Règles hygiéniques. — Hydrothérapie. — Aérothérapie. — Gymnastique pulmonaire.
Du régime alimentaire. — Du lait. — Du koumys : Composition; effets. Mode d'emploi.
Des médications. — Indications et contre-indications des ferrugineux. — De l'huile de foie de morue. Nécessité et bons effets des hautes doses. Piocédés d'administration. — De la glycérine et de ses effets. — • .Alternance des deux médications. — De l'arsenic. Ses effets. Signes de l'intolérance. — Résumé. Schéma du traitement journalier.
Messieurs,
C'est du traitement de la phthisie commune que nous allons nous occuper aujourd'hui; elle est constituée par une tuberculisation granuleuse à développement lent dont la durée embrasse une période de plusieurs années ; c'est la forme type, et en même temps la forme la plus fréquente de la phthisie pulmonaire.
L'apparition et la persistance de phénomènes stéthoscopiques anormaux au sommet de l'un ou des deux poumons caractérisent le début de cette forme; cesphé-
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nomènes dcnoLent ou un étal catarrhal permanent des régions pulmonaires supérieures, ou bien une imperméabilité relative avec induration de ces mêmes parties, souvent aussi ce sont les signes d'une pleurésie sèche limitée qui senties premiers en date. Jusqu'à l'apparition de ces signes physiques, l'individu, quel que fût d'ailleurs son état de santé, était seulement menacé de tuberculose; à partir de ce moment il est atteint; quelque circonscrite qu'elle soit, cette manifestation dénote la réalisation du mal redouté, la présomption fait place à la certitude. Cette transition estassurément grave, pourtant elle ne doit point engendrer le découragement, moins encore l'inertie thérapeutique; elle implique simplement la nécessité d'une énergie plus grande, d'une persévérance plus soutenue dans le traitement, car à ce moment, comme dans toute l'évolution qui se prépare, la médecine n'est point désarmée, elle possède encore de puissantes ressources.
Au début, cette modification n'amène ordinairement . aucun changement dans l'état général du malade ; elle ne produit d'autre symptôme nouveau qu'une toux sèche plus ou moins fréquente, et pendant un temps de durée variable, elle reste apyrétique;or, aussi longtemps que la fièvre est absente, la situation au point de vue du traitement est en réalité la même que dans la période de prophylaxie; il y a lieu d'augmenter l'énergie des moyens mis en œuvre, puisqu'il s'agit maintenant de traiter un mal présent et non plus de prévenir un mal éventuel, mais ces moyens, en ce qu'ils ont de fondamental, sont les mêmes, parce que les indications principales sont identiques. Rappelez-vous mes principes