‹ Curabilité et traitement de la phthisie pulmonaire [electronic resource]Chapitre 31 sur 89 · INDICATIONS · texte numérisé non relu

INDICATIONS

généraux touchant la genèse et les progrès de la tuberculose : La caséification est un processus de débilité. — La formation du tubercule est un processus de débilité. — Les irritations accidentelles des organes respiratoires sont une cause d'aggravation pour les lésions ; tuberculeuses. — La fièvre est un processus de consomption. Ces principes vous révèlent clairement les sources des indications thérapeutiques primordiales et dominantes : c'est la débilité ou l'hypotrophie constitutionnelle; ce sont les lésions locales; c'est la fièvre. En conséquence, tant que l'indication tirée de la fièvre fait défaut, le mé- | decin reste en présence des indications fournies par la \ débilité organique et par l'état local ; il se trouve donc sur le même terrain que tantôt, à l'occasion du traitement préventif.

Avec le développement de la fièvre, la situation change ; non seulement l'état du malade est par là gravement modifié, mais une indication nouvelle surgit, qui va persister aussi longtemps que le symptôme lui-même. L'apparition de la fièvre marque une étape nouvelle dans le traitement, parce qu'elle lui impose de nouvelles obligations; c'est cet élément, je pense, qui fournit la division la plus utile, la [plus fructueuse au point de vue thérapeutique, c'est cet élément aussi que je vous recommande de prendre constamment pour guide dans votre appréciation pronostique.

Dans la période initiale apyrétique, l'indication tirée de la débilité constitutionnelle, de l'insuffisance nutritive, reste l'indication dominante exactement comme danslaphase de prophylaxie, et elle prend une importance plus grande encore, s'il estpossible, en raison de l'existence

de lésions pulmonaires efTectuées. Quel est en effet le but à atteindre, ou du moins à poursuivre? Ce but, je le formule encore aujourd'hui dans les termes suivants que j'emprunte à mes Leçons cliniques : « Obtenir une restauration de la nutrition et des forces, afin que l'accroissement de la résistance organique arrête le processus local, et substitue à l'évolution nécrobiotique un état stationnaire, ou même une évolution réparatrice. » Vous voyez donc bien que la situation, en ce qui concerne l'état général, reste absolument la même ; en fait, il n'y a d'autre différence que l'indication surajoutée tirée des lésions locales.

C'estassez vous dire. Messieurs, que les moyens de traitement sont identiques, et dans la période de prophylaxie et dans les phases apyrétiques de la maladie confirmée.

Les mesures hygiéniques dont je vous ai si longuement entretenus, j'en affirme à nouveau l'impérieuse nécessité sans aucune réserve; toutes, de la première à la dernière, elles doivent être maintenues ou instituées avec une inébranlable rigueur; ce n'est plus le temps des transactions et des altermoiements ; l'utile est devenu le nécessaire; l'opportunité a fait place à l'urgence. Je n'ai donc rien à modifier aux préceptes que j'ai précédemment exposés : séjour permanent à la campagne, et si possible à la montagne, sollicitude constante pour une aération toujours renouvelée, réglementation méthodique de l'emploi de la journée, marche et ascensions mesurées, exercices corporels, tout ce traitement hygiénique subsiste en son entier, tout cela est plus nécessaire qu'auparavant, le succès est à ce prix.

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