‹ Curabilité et traitement de la phthisie pulmonaire [electronic resource]Chapitre 41 sur 89 · SEPTIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

SEPTIÈME LEÇON

TRAITEÎIIEIVT DE LA PHTHISIE COllIIWlJi\E

(suite.)

Indication fondamentale tirée du processus local. — De la zone périluberculeuse. — Le catarrhe du sommet et ses rapports avec le tubercule. — Importance du traitement local. — Des divers procédés de révulsion.

Des pliénomènes de catarrhe et des modifications qu'ils apportent dans la médication. — La créosote et ses effets. Procédés d'administration. — L'alcool et ses effets. De l'évolution scléreuse opposée à l'évolution caséeuse. — De quelques indications accessoires. Laits médicamenteux.

Indication fondamentale tirée delà ïîèvre. — Des diverses origines de la fièvre dans la phthisie pulmonaire. Rapports entre le type et l'origine.

Traitement de la fièvre. — Indication de la quinine; ses effets. Procédé d'administration. — Des injections sous-cutanées de bromhydrate de quinine. — Indication de l'acide salicylique; ses effets. Mode d'administration. — Nouveau procédé de la médication salicylique.

Messieurs,

L'amélioration de l'état général chez les tuberculeux exerce incontestablement une action favorable sur les lésions pulmonaires ; mais ce serait, selon moi, une faute grave que de s'en tenir à cette influence indirecte et d'attendre d'elle seule l'atténuation du processus local ; le médecin peut faire mieux, et le pouvant, il le doit. Tout dépôt tuberculeux est entouré d'une zone

liyperhémique ou inflammatoire qui augmente l'étendue apparente des lésions spécifiques ; cette zone n'est point encore tuberculeuse, mais elle le deviendra presque fatalement de par la diatlièse de l'individu, si elle est abandonnée à son évolution naturelle; c'est vraiment une zone phymatogène, elle est le précurseur et l'agent de l'extension des formations tuberculeuses. Il y a donc un intérêt, une utilité de premier ordre, à combattre, à restreindre celte congestion calarrbaleouinflammaloire, puisqu'elle est la condition primordiale de la tuberculisation ultérieure dans la région qu elle occupe; or, tant qu'elle garde ce caractère prémonitoire, c'est-à-dire tant qu'elle reste purement congestive, cette zone est justiciable de l'intervention thérapeutique qui a réellement prise sur elle, et c'est là pour le traitement local une première et importante indication.

Mais, ce que je dis du progrès deslésions déjà réalisées, est également vrai de la production des altérations premières; le mécanisme palhogénique est de tous poinlsle même, qu'il s'agisse de genèse initiale ou d'extension secondaire. La formation du tubercule n'est point un acte isolé et indépendant de tout autre élément pathologique; c'est le résultat d'un travail préalable d'irritation, quia pour expression et pour agent la congestion, le catarrhe ou l'inflammation; seulement, au lieu de produits inflammatoires communs ou indifférents, ce travail irritatif, en raison du terrain qu'il occupe et de la diathèse qui le domine, engendre le produit spécial qui a nom tubercule. Il résulte de là, veuillez, je vous prie, noter avec soin celte conclusion, que la formation des premiers tubercules esl un acte de seconde étape, qui a élénéces-

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