‹ Curabilité et traitement de la phthisie pulmonaire [electronic resource]Chapitre 49 sur 89 · HUITIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

HUITIÈME LEÇON

TRAITEMEiVT DE LA PHTIIISIE COMIIIUIVE

(suite.)

Modifications du traitement dans les phases fébriles. — Hygiène. — Régime. — Médications.

Indication des antimoniaux. — Effets et mode d'emploi. — D'une indication de In quinine après l'usage des antimoniaux. — Traitement des épisodes pneumoniques et bronaliopneumoniqnes aigus.

Traitement dans la période d'excavation — Distinctions cliniques. — De la dessiccation des cavernes et des moyens de la favoriser. — Médication interne — Inhalations d'acide phénique. — Indications, efets et mode d'emploi. — Atmosphères antiseptiques.

Traitement des désordres gastro-intestinaux. — Catarrhe de l'estomac, de l'intestin. — Dyspepsie. — Vomissements. — Diarrhée.

Traitement de l'hémoptysie. — Hémoptysie apyrétique. — Hémoptysie fébrile. — Hémoptysie tardive.

Messieurs,

L'intervention de la médication antipyrétique n'est pas le seul changement qu'impose au traitement préalable le développement des phases fébriles de la maladie, et vous allez apprécier encore à ce point de vue l'importance pratique de mes distinctions relatives à l'origine et à la signification de la fièvre, car les modifications qu'elle apporte à la direction générale du malade, sontloin d'être les mêmes dans les divers groupes défaits.

Je vais donc les reprendre successivement, et vous dire à propos de chacun d'eux, ce que je maintiens et ce que je modifie dans mon traitement fondamental, sans revenir sur la médication de la fièvre elle-même, dont je vous ai indiqué l'obligation el les règles.

La fièvre de la tuherculisation initiale est rarement accompagnée de troubles dyspeptiques assez notables pour entraver l'alimenlalion ; lorsqu'il en est ainsi pourtant, il faut restreindre le régime et l'adapter à la capacité digestive de l'individu, en ayant soin, toutes les fois que cela est possible, d'y maintenir le lait, la viande'sous ses formes les plus simples, et le vin. Quant aux conditions de la vie extérieure rien ne doit y être changé; dans la grande majorité des cas, on peut dire presque dans tous, les accès de cette fièvre sont vespéraux, ils se terminent de bonne heure dans la nuit, je vous l'ai dit déjà, et ils ne doivent nullement modifier les habitudes prises, quant à l'emploi de la matinée et des heures de l'après-midi. C'est à mon sens une faute grave que de considérer ces accès comme une indication suffisante du séjour à la chambre et surtout du séjour au lit; en agissant ainsi on risque fort de hâter l'apparition de la dyspepsie, et de prolonger la durée de la fièvre. Lorsque par exception cette fièvre du début affecte le type rémittent, il peut être convenable, si la température du matin dépasse 38% de maintenir le malade à la chambre, je ne dis pas au lit, pendant deux ou trois jours, jusqu'à ce que la médication ait amené le type intermittent; mais en dehors de ce cas fort rare, toutes les prescriptions relatives à la vie en plein air, aux promenades, aux„^exer-j cices, doivent être observées comme par le passé. Je

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