‹ Curabilité et traitement de la phthisie pulmonaire [electronic resource]Chapitre 76 sur 89 · DOUZIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

DOUZIÈME LEÇON

TRAITEIIIEIVT CLIMATÉRIOUE.

(soite)

De la direction générale du traitement climatérique — Méthode ordinaire de la résidence variable. — Méthode nouvelle de la résidence fixe. — Ses raisons et ses avantages. — Mode d'application.

Des conditions que doit remplir une station médicale destinée aux phthisiques. — Conditions sanitaires. — Conditions hygiéniques. — Installations des malades. — Ressources thérapeutiques, etc.

Application du traitement climatérique. — Des climats du premier groupe. — Davos et l'Engadine en particulier. — Analogies et différences avec les autres stations du même groupe. — Importance prépondérante de l'altitude.

ndications et contre-indications des stations d'altitude. — Précautions nécessaires. — Difficultés de la détermination thérapeutique.

Messieurs,

J'ai exposé et développé devant vous ma classification des climats dans leurs rapports avec le traitement de la phthisie pulmonaire; je vous ai montré qu'au point de vue thérapeutique, la division fondamentale doit être tirée de la pression barométrique bien plus encore que de la température, et qu'il y a lieu de séparer avant tout les climats à pression basse et les climats à pi^ession moyenne. Ceux du premier groupe sont tous, dans la saison d'hiver, des climats rigou-

reux; mais ils diffèrent nolablement entre eux par le degré d'abaissement de la pression atmosphérique, depuis les stations qui dépassent dSOO mètres, jusqu'à celles qui, à l'autre extrémité du groupe, et dans les latitudes septentrionales, descendent à 500 mètres. Les stations extrêmes sont les vrais types du genre, tant au point de vue des conditions météorologiques qu'au point de vue des effets curateurs. — Les climats du second groupe sont compris dans nos latitudes entre la hauteur de 400 mètres, et l'altitude nulle du niveau de la mer; ils ont pour caractères communs: une pression barométrique moyenne ou peu éloignée de la moyenne ; une température fraîche, tempérée ou chaude l'hiver, chaude ou brûlante l'été.

Je vous ai montré ensuite quel est le mode d'action respectif de ces deux groupes de climats, et nous avons pu conclure de cette discussion que les climats à pression basse, et notamment les types extrêmes du groupe, sont des climats activement modificateurs ou curateurs; tandis que les chmats à pression moyenne sont purement etpassivementconservateurs. Après cet exposé, j'ai procédé à une étude générale des indications de ces deux classes de climats; et je vous ai signalé les conditions multiples qui limitent le recours aux climats d'altitude.

Comment ces conclusions fondamentales doivent-elles être appliquées? quelles règles fournissent-elles à la pratique? C'est là ce que nous avons maintenant à examiner. Mais, au préalable, je dois encore m'expliquer avec vous sur deux autres questions primordiales, qui me paraissent, à mon grand regret, infmiment trop négligées. La première concerne la direction générale du

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