MÉDICATIONS
médication ferrugineuse, mais j'ai recours au tartrate ferrico-potassique qui, je puis vous l'al'iirmer après de nombreuses observations, présente à un beaucoup moindre degré l'inconvénient en question.
Ce sel comporte très bien la -forme pilulaire, je fais préparer des pilules contenant chacune 10 centigrammes de tartrate, et je les donne en même nombre que celles d'iodure de fer. Dans les moments où je laisse de côté le vin de quinquina, je fais ajouter au sel de fer une égale quantité d'extrait mou de quinquina, et de cette manière le malade en prend facilement chaque jour de quarante centigrammes à un gramme.
Lorsque l'anémie globulaire est amendée, ou bien lorsque cet élément morbigène spécial n'existe pas, et que néanmoins une nutrition languissante indique l'opportunité d'un agent capable d'en activer les opérations, j'institue la médication arsenicale au moyen des granules d'acide arsénieux d'un milligramme; je les fais prendre au commencement de chacun des deux principaux repas; je commence avec deux par jour, et augmentant la dose quotidienne de deux granules chaque semaine, j'arrive ainsi graduellement à six, huit, dix granules, m'arrêlani dans l'accroissement des doses aux premiers phénomènes d'intolérance. Je maintiens le médicament à la dose maximum tolérée jusqu'à ce que l'amélioration du processus nulritif me soit démontrée par une augmentation iiolablc du poids du corps; deux à trois mois suffisent en généraJ pour obtenir ce résultat. Je diminue alors de semaine en semaine la dose du remède, et je Le supprime Après un intervalle de six semaines à deux mois, on peut revenir ;'i la médication en [ rocédanl avec
les mêmes ménagements que la première fois. Je vous parlerai plus longuement des effets et des symptômes d'intolérance de l'arsenic lorsque nous étudierons le traitement de la phthisie confirmée, dans lequel il occupe une place encore plus importante; j'ajouterai seulemenl ici que ce médicament ne répond pas seulement à l'indication fondamentale tirée de l'hypotrophie, et qu'il est en outre très utile pour combattre l'excitabilité névro-vasculaire qui existe bien souvent dès la période de prophylaxie.
L'huile de foie de morue est un agent indispensable du traitement préventif chez tous les individus entachés de scrofule; pour eux le moyen le plus sûr de les mettre à l'abri de la tuberculose, c'est de les guérir de la maladie scrofuleuse; et l'huile de foie de morue administrée à doses suffisantes et avec persévérance est sans contredit le remède le plus efficace; on peut l'associer utilement au quinquina et aux ferrugineux, lorsque l'anémie globulaire révèle l'opportunité de ces derniers. Dans ces circonstances, si le malade n'habite pas une résidence de montagne, il convient d'utiliser la belle saison par un séjour au bord de la mer, durant lequel on pourra employer soit les bains de mer, soit l'hydrothérapie à l'eau de mer, selon les indications de chaque cas particulier.
Ce n'est pas tout; et même en l'absence de toute manifestation scrofuleuse je vous recommande l'usage de l'huile de foie de morue chez tous les individus qui ont été atteints de coqueluche, de rougeole, ou de toute autre maladie capable de laisser à sa suite un engorgement ganglionnaire viscéral ou périphérique ; je vous ai dit le danger spécial auquel exposent ces reliquats,