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pides pures qui sont l'attribut du troisième groupe, mais pourtant elles s'en rapprochent notablement; je ne conseille ces eaux que lorsque les phénomènes d'excitation, quels qu'ils aient été antérieurement, sont actuellement nuls, lorsque la fièvre fait complètement défaut, lorsque l'hémoptysie ne s'est jamais produite ou ne s'est pas répétée depuis plusieurs mois, lorsque les épisodes pneumoniques ou bronchopneumoniques, s'ils ont eu lieu, ont perdu depuis longtemps tout caractère d'acuité, enfin je considère comme une contre-indication absolue l'existence actuelle ou antérieure de l'une quelconque des formes de l'entérite. Lorsqu'il s'agit de faire un choix entre ces deux cures, il faut tenir grand compte de la différence de l'altitude et des autres conditions climatériques ; mais, comme nous allons le voir à propos des phlhisies secondaires, c'est surtout l'état constitutionnel qui fixe la spécialisation respective de ces deux stations.
Troisième groupe. — Ce groupe, ai-je dit, est approprié aux malades à réaction franchement torpide; l'absence d'hémoptysies antérieures, l'absence dans les antécédents d'épisodes pneumoniques ou bronchopneumoniques fébriles, l'absence de fièvre actuelle, sont pour moi des conditions indispensables pour l'emploi de ces eaux.
Je compose ce groupe avec trois stations pyrénéennes, savoir, par ordre alphabétique : Bagnères-de-Luchon, Cauterets, les Eaux-Bonnes. Dans chacune de ces stations, les sources, multiples, varient par leur thermalité et la richesse de leur minéralisation, de sorte que l'on peut tenir compte, dans l'application du traitement, de
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l'excitabilité individuelle, qui, même chez les individus franchement torpides, offre encore de nombreuses nuances. Bagnères-de-Luchon, avec son altitude de 628 mètres, est la moins élevée de ces trois stations ; les Eaux-Bonnes sont intermédiaires à une hauteur de 790 mètres ; Cauterets est au sommet de cette échelle avec une élévation de 990 mètres; c'est là une différence qu'il faut prendre en considération, et qui permet de varier suivant les cas le degré de l'action climatérique. L'entérite, quelle qu'en soit la forme, contre-indique l'emploi de ces eaux; et, d'un autre côté, il faut avoir soin de se renseigner chaque année sur la constitution médicale de ces localités, car il arrive de temps à autre que l'influence estivale se traduit par une certaine propension au catarrhe intestinal. Lorsqu'il en est ainsi, il vaut mieux s'abstenir, la cure pourrait être compromise.
Phthisies secondaires. — L'indication fondamentale est ici fournie par la maladie constitutionnelle à laquelle peut être rattaché le développement de la phthisie. La scrofule tient la première place, tant pour la fréquence que pour la certitude du rapport pathogénique, qui arrive à peine au probable lorsqu'il s'agit de ï'àrfhrïtism'e ou de l'herpétisme; ces deux derniers ordres de faits sont d'ailleurs beaucoup plus rares.
Dans la phthisie scrofuleuse, les eaux à utiliser sont les mêmes que j'ai signalées à l'occasion de la prophylaxie de la maladie chez les individus entachés de scrofule; le choix sera guidé par le caractère des manifestations scrofuleuses actuelles ou antérieures, ainsi que je l'ai précédemment expliqué, et parle mode rcactionnel du
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malade, indiquant, une cure à excitation plus ou moins énergique. Le classement précédent renferme les données nécessaires à la solution de cette question, je n'insiste pas davantage; je rappelle seulement, d'une part, l'opportunité particulière de la cure de Saxon, dans les cas où la tuberculose, peu avancée d'ailleurs, coïncide avec des tumeurs ganglionnaires; et d'autre part, l'appropriation de la Bourboule, à'Uriage, des stations sulfureuses du Gumigel et des Pyrénées à cette forme scrofuleuse de la phthisie, dont la torpidité est l'un des caractères les plus fréquents.
Lorsque la tuberculose apparaît chez un individu qui, par lui-même, ou dans sa famille, présente des antécédents positifs dégoutte ou de rhumatisme, lorsque surtout le développement des accidents pulmonaires a suivi de près la disparition de manifestations goutteuses ou rhumatismales habituelles, alors il est permis de songer à la phlhisie arthritique; et si les conditions climatériques paraissent d'ailleurs appropriées à l'état du malade, on ne peut faire mieux pour un traitement thermal que de choisir le Mont-Bore, ou bien les eaux sulfatées calciquesde Baden en Suisse, et deBath en Angleterre; toutefois ces deux dernières stations ne conviennent que dans les cas où il y a encore des phénomènes articulaires en activité. — Je ne puis omettre de reproduire ici une réserve que j'ai déjà formulée dans ma Clinique : la relation de cause à effet entre la maladie constitutionnelle et la détermination thoracique est toujours beaucoup moins certaine que dans les cas de scrofule; conséquemment, si la médication thermale ne démontre pas, par une amélioration rapide, la réalité du rapport pa-
Ihogénique jusqu'alors seulement probable, il convient de ne pas persister dans cette voie, et de considérer comme une simple coïncidence le fait de la goutte ou du rhumatisme; malgré les apparences, la phthisie est bien et dûment primitive.
La situation est bien plus douteuse encore en ce qui concerne \aphthisie herpétique; je n'en ai pour ma part jamais observé d'exemple parfaitement démonstratif. Si cependant il y a des raisons plausibles pour admettre une relation entre l'herpétisme et la tuberculose, il faut poursuivre cette indication, et s'adresser pour cela, soit aux eaux sulfureuses, notamment à Schinznach, ou à Louëche en Suisse, station pour laquelle on tiendra grand compte de l'altitude qui est de 1415 mètres; soit aux eaux chlorurées sodiques sulfureuses de Sainl-Gervais et d'Uriage; les chlorurées sodiques arsenicales de la Bourboule pouraient être utilisées dans les mêmes circonstances.
Phthisie pneumouique. — Cette forme de la tuberculose ressortit très rarement à la médication thermale; une pareille opportunité ne se présente que dans les cas où la maladie a permis l'établissement d'une période de chronicité complète. Dans ces circonstances, lorsque l'état chronique persiste sans reprise aiguë depuis plusieurs mois, on peut songer aux eaux minérales, si l'état du malade semble en indiquer l'emploi; mais en raison de la modalité spéciale du début, en raison des conséquences extrêmement et rapidement graves qu'aurait en pareil cas une cure à excitation notable, le choix est très limité; je le restreins rigoureusement à l'une des stations de mon premier