CONCLUSION
groupe, celle de Lippspringe. Il est rare pourtant que j'aie recours aux eaux minérales dans ces circonstances, mon expérience m'ayant démontré et leurs inconvénients possibles, et la supériorité des cures climalériques.
Une dernière question se présente dont la portée est générale, et que mon souci de la vérité ne me permet pas d'éluder. Le traitement de la phthisie pulmonaire, je vous l'ai dit, dispose de quatre groupes de moyens, savoir, l'hygiène, à quoi je rattache l'hydrothérapie et l'aérothérapie ; — les médications ; — les eaux minérales ; — les climats. Eh bien ! la question est celle-ci : quel rang faut-il assigner au traitement thermal dans ces quatre modalités thérapeutiques si distinctes? La réponse varie naturellement suivant que l'application des autres formes du traitement est plus ou moins parfaite ; mais si l'on supposa que le traitement hygiénique et les médications sont rigoureusement institués et poursuivis selon les règles précédemment exposées, que le traitement climatérique estfidèlement conformé aux principes et auxprocédés que je vais vous faire connaître, alors la réponse est absolue, et sans hésitation aucune, je vous déclare que dans ces conditions le traitement thermal n'a droit qu'au dernier rang de la série. C'est un recours utile chez les malades incomplètement traités par les autres méthodes, ce n'est pas un traitement fondamental constamment nécessaire.