OBSERVATIONS
Observation 4. — Hémorragie consécutive à la rétention d'un fragment placentaire survenue six semaines après l'accouchement. Curage. Curettage. Guérison.
Mme L..., âgée de 23 ans, secondipare. {re grossesse à 22 ans enfant mort, 22 grossesse à 23 ans enfant vivant.
Entrée à la Maternité le 15 octobre 1908. Depuis son 2* accouchement datant de 6 semaines, normal, la malade dit avoir eu trois pertes abondantes.
Dans la nuit du 15 octobre : perte très abondante ayant duré trois heures, la femme estexsangue. Le doigt introduit dans la cavité utérine sent un noyau placentaire situé dans la corne gauche. On l'extrait de suite, sans chloroforme. 4 jours après cette extraction : élévation de température : 39°. Pouls 120. Devant cette infection légère, on fait le curettage.
Guérison.
Le placenta du volume d’un œuf examiné histologiquement était dur et scléreux.
Observation 2. — Avortement. Hémorragie. Rétention placentaire. Curage et curettage. Guérison.
Mme H..., 29 ans, entrée le 10 ; juin 1908. Secondipare.
ILE) Heptes à son arrivée, dit avoir accouché chez elle le 5 juin. Elle aurait eu ses dernières règles le 4 mars ; elle aurait donc fait une fausse couche de 2 mois et demi. La malade étant prise de frissons après sa fausse couche est envoyée à la Maternité. Entrée le 10 juin, elle en repart le 11 juin malgré nous.
Le 13 juin la malade étant prise d'une perte sanguine assez considérable avec caillots expulsés est envoyée de nouveau à la Maternité. Pas de fièvre.
On l’endort et un doigt introduitdans le col utérin trouve un placenta, on en fait le décollement et on ramène les débris placentaires avec un courant d’eau bouillie. Une nouvelle exploration de la cavité utérine avec le doigt montre que des débris placentaires sont retenus dans la corne
CURAGE ET CURETTAGE DANS LES SUITES DE COUCHES a
droite. On les enlève, on fait l'écouvillonnage puis le curettage. Ecouvillonnage à la teinture d’iode, on laisse une mèche intra-utérine iodée.
Pansement vaginal. Deux tampons.
Tampon vaginal retiré le lendemain soir.
Tampon utérin retiré 40 heures après. Guérison.
Observation 3. — Avortement. Rétention placentaire. Lochies odorantes. Curage. Guérison.
Mme L., 19ans, primipare, entre à la Maternité le 19 juin 1908.
Dernières règles le 4 avril. Le 9 juin la malade dit avoir eu des coliques avec expulsion de caillots sanguins.
A son arrivée à l'hôpital on trouve le col utérin entr'ouvert laissant passer une masse molasse d’odeur fétide. On fait des injections attendant l'expulsion spontanée. Pas de fièvre. Le lendemain les lochies étant plus odorantes on intervient. La malade étant endormie on extrait le placenta qui se trouve dans le col.
Injection au permanganate et à l'eau oxygénée. On place une mèche et on fait le pansement vulvaire. Guérison.
Observation 4.— Avortement de mois. Lochies odorantes. Fièvre. Curage manuel. Guérison.
Mme Ch,.., entre à la’ Maternité le 16 mars 1908, a eu 9 grossesses. La dixième est un avortement de 5 mois. À son arrivée on lui donne une injection vaginale, et on pratique le toucher ; on trouve dans le col la masse placentaire adhérente. Le lendemain les lochies étant odorantes la température : 38° on se décide à intervenir.
On endort la malade, injection vaginale. On place une valve vaginale, on pince le col avec une pince à griffe. Injection intra-utérine
- avec la sonde de Doléris. On décolle le placenta avec le bord cubital des mains. On essaie d'extraire le placenta décollé avec une pince, en ayant soin de continuer l'injection intra-utérine qui ramène le placenta vers le col. Le placenta très friable se déchire, on l'extrait alors avec la main.
Ecouvillonnage de l'utérus, on place une mèche iodée dans la cavité utérine. Pansement vulvaire. Guérison.
Observation 5.— Rétention placentaire après avortement. Hémorragie et infection. Curage et curettage. Guérison.
Mme Ch..., 28 ans secondipare, entre à la Maternité le 29 février 1908. un accouchement à 23 ans gémellaire. Le second eut lieu il y à 2 ans et demi.
En novembre dernier la malade voit ses règles avec un retard de quinze jours, elles durent huit jours environ, pour revenir vers le 10 février et vers le 20 du même mois, cette fois accompagnées de douleurs et de nombreux caillots. La malade entre alors à la maternité.
Devant l'hémorragie et l'élévation de température à 389 ; on se décide à intervenir. Chloroforme. La malade est mise dans la position obstétricale, injection vaginale, dilatation et injection intra-utérine à l’aide de la sonde de Doléris. Dilatation du col avec les bougies de Hégar, on introduit le doigt dans la cavité utérine eton en retire un petit noyau placentaire situé dans la corne utérine droite. Avec la curette on termine le nettoyage de la cavité, on ramène encore une certaine quantité de débris placentaires et sanguins organisés.
Injection intra-utérine. Mèche iodée et pansement vulvaire. Chute de la température et guérison.
Observation 6. — Avortement. Rétention placentaire. Infection légère. Curage et curettage. Guérison.
Mme B..., 39 ans, entre à la Maternité le 13 mars 1908, 6 grossesses à termes. Les dernières règles ont eu lieu du 18 au 23 janvier. Dans la nuit du 12 mars la malade est prise de coliques avec expulsion de nombreux caillots. Intervention le (4 mars.
La malade présente au toucher un col entr'ouvert. Le doigt rencontre dans le col le placenta présentant une légère odeur qui motive l’intervention. Le placenta est facilement décollé, il s'insère sur le fond de la cavité et dans la corne droite. T. 38°, Lorsqu'il est entièrement décollé, on introduit la sonde de Doléris et le placenta est expulsé sous l'influence du courant d’eau.
Ecouvillonnage de la cavité avec tampon sec, on s’assure avec le doigt qu'il ne reste plus rien dans la cavité utérine.
Curettage de la cavité. Ecouvillonnage à la teinture d'iode. Tamponnement de la cavité utérine avec une mèche iodée, Tampon vaginal. Pansement.
Observation 7. — Avortement de 3 mois. Rétention placentaire. Curage. Guérison.
Mme R...., 35 ans, entre le 10 juin 1908, à eu # grossesses et 2 avortements. Le premier est guéri par le repos et les injections. Le second s’accompagnant de lochies odorantes, on est obligé d'intervenir. Chloroformisation. Le col étant perméable on décolle le placenta qu’on retire. Pas de fièvre. Injection intra-utérine et écouvillonnage, on introduit une mèche iodée dans la cavité utérine et on fait un tamponnement du vagin. Guérison.
Observation 8. — Curettage pour métrite hémorragique. Guérison.
Mme G...., âgée de 39 ans, entre à la Maternité le 8 août 1908.
A eu trois grossesses, puis un avortement de 4 mois ayant occasionné une rétention placentaire probable.
Après cet avortement la malade a eu 2 fois des pertes très abondantes
avec expulsion de gros caillots. Pas de fièvre. On considère la malade comme atteinte de métrite hémorragique on l’endort et on lui fait un curettage qui montre que dans la corne utérine droite il existait une cértaine quantité de fongosités.
Pansement iodé. Guérison simple sans incidents.
Observation 9. — Avortement. Rétention placentaire. Hémorragie. Curage. Guérison.
Mme B..., 35 ans, entrée le 22 mars 1908 a eu trois grossesses. Le 1# mars 1908 enceinte de deux mois et demi environ, elle expulsa après de fortes coliques un caillot sanguin assez volumineux. Le 22 mars elle est prise d’hémorragie abondante, Pas de température. On lui donne une injection chaude et on pratique le toucher. Le vagin est rempli de caillots qu'on retire et on sent à travers le col utérin qui est ouvert, des débris placentaires, on les décolle et on les amène à l’extérieur, inspection vaginale. Guérison.
Observation 10. — Avortement de 5 mois. Simple écouvillonnage. Guérison. - Mme C..., 31 ans. Secondipare, entre à la Maternité le 10 octo-
bre 1907 après un avortemenf de cinq mois fait en ville. Une tentative de délivrance faite manuellement par un médecin n’aurait abouti qu’à une extraction partielle du placenta. Les dix derniers jours avant l’avortement la malade aurait perdu de gros caillots, L'enfant est bien conformé et a vécu 4 heures.
La température de la malade est de 3708, le pouls est à 80. Intervention le 11 octobre. Injection intra-utérine. Chloroforme. On ne trouve pas de débris ni de caillots dans l'utérus qui est mou. Dès lors pas de curage. On fait alors un simple tamponnement avec une mèche iodée.
On ne fait pas le curettage, parce qu'on à affaire à un utérus mou et se rapprochant du terme. Chute de la température le lendemain de l'intervention. Guérison.
Observation 44. — Avortement. Rétention de débris placentaires. Infection. Curage manuel. Guérison.
Mme D...., 33 ans, entre à la Maternité le 10 septembre 1907. Les dernières règles avaient eu lieu à la fin de mai, La malade ayant un retard de 3 mois est prise le matin d’une hémorragie considérable accompagnée de violentes coliques qui durèrent jusqu'à onze heures. Le col est presque effacé, ouvert et contient une masse mollasse du volume d’un œuf de poule.
Dans la matinée du 11, expulsion spontané du moule de la cavité utérine. Un nouveau toucher permet de constater dans le canal cervical une masse du volume d’un œuf de pigeon, adhérente. Les lochies étant odorantes. T.: 3807, on se décide à intervenir. Chloroforme. Curage
manuel ramenant des débris de l'œuf. Ecouvillonnage à l’iode. On laisse une mèche à demeure. Tampon vaginal. Chute de la température. Guérison.
Observation 12. — Rétention placentaire après avortement. Infeclion. Curettage. Guérison.
Mme D... 35 ans, entre le 12 août 1907 à la Maternité, elle dit avoir accouché le 10 août ; ses dernières règles avaient eu lieu du 15 au IS mars. Elle n’était enceinte que de # mois et demi. — Dans la journée du 10 août, expulsion d’un fœtus mais la délivrance ne se fait pas. La malade est envoyée à la Maternité. On lui fait des injections intra-utérines qui ramènent des membranes. Mais les lochies devenant odorantes et la malade ayant 38° de température, on l’endort et fait un curettage de l'utérus. Chute de la température et guérison.
Observation 43. — Rétention placentaire après avortement de { mois 1/2. Curettage. Guérison.
Mme G... 19 ans, entre à la Maternité le 3 juin 1907. Les dernières règles avaient eu lieu du 10 au 15 mars 1907. Dans la nuit du 28 mai la malade est prise d’hémorragie avec expulsion de caillots et d’une parte de l'œuf sur laquelle la malade ne peut donner de renseignement. Le reste de l'œuf n’est pas rendu, on essaie avec une injection intra-utérine de l'extraire, pas de résultat. La malade étant encore prise de nouvelles hémorragies est envoyée à l'hôpital. T. : 3703. Pouls : 120.
On fait alors un curettage sous le chloroforme, après dilatation avec les bougies de Hégar. On ramène des débris ovulaires, on fait une cautérisation avec la teinture d’iode, on place une mèche iodée et on fait un pansement vulvaire. Guérison.
Observation 14. — Avortement de 4 mois environ. Enchatonnement du placenta. Curage. Curettage. Guérison.
Mme P.., 39 ans, entre à la Maternité le 8 mars 1907, a fait un avortement de 4 mois environ le 21 janvier. Depuis ce temps, la malade a des pertes. Le placenta n’a pas été retiré, l’état est satisfaisant, pas d’élévation de température, le pouls est à 72 environ.
Le toucher permet de constater un col entr’ouvert, et sous le chloroforme le doigt introduit dans la matrice au premier abord la trouve vide. En persistant il arrive dans un orifice contracté donnant accès à une cavité contenant la masse placentaire en partie adhérente.
Avec le doigt on décolle le placenta d’une façon incomplète. Devant l'impossibilité d'introduire deux doigts on met la sonde de Doléris. Sous la poussée du courant d’eau la masse placentaire tend à s'engager dans l'intervalle des branches de la sonde. On le saisit avec une pince, on le tend et la poussée de l’eau jointe à la tension permettent d'extraire la
- masse placentaire presque totalement. Comme il reste quelques débris de placenta, on fait un curettage consécutif.
Lavage iodé, tampon dans la cavité utérine, Guérison.
Observation 15. — Avortement de 4 mois. Rétention placentaire. Infection. Curage suivi d'un léger curettage. Guérison.
Mme Célestine B...., 28 ans, tertipare entre à la Maternité le 7 février 1906, elle déclare perdre du sang depuis la veille, et a des coliques assez fortes.
Le 8 février dans l'après-midi la malade se plaint de coliques et expulse spontanément un fœtus de # mois environ La température prise le soir est de 389, le lendemain elle atteint 399 et le pouls est à 120.
En face de ces symptômes, marquant le début d’un processus d’infection on se décide à intervenir.
Le 10 février la malade est endormie, le doigt introduit dans le col trouve un placenta encore adhérent à la muqueuse utérine et l’attire hors du col. On introduit la sonde de Doléris, on pousse une injection dans l'utérus pour le débarrasser des produits de rétention, on fait un léger curettage, puis écouvillonnage au moyen d'un tampon iodé. Injection vaginale. Pansement vulvaire. Chute de la température. Guérison.
Observation 46. — Avortement de 3 mois. Rétention placentaire, Curage. Curettage. Guérison.
Mme V...,28 ans, entre à la Maternité le 17 mai 1905, a eu 3 grossesses. Dernières règles le 27 décembre.
Le 20 avril à la suite d'un effort : Hémorragie assez abondante existant pendant 18 jours.
Le 12 mai coliques violentes et expulsion d’un fœtus avec caillots sanguins. Le placenta et les membranes restent dans l’utérus Les coliques reprennent la malade et persistent jusqu’au 16 mai, il se produit en même temps une hémorragie assez abondante.
Entrée à la Maternité le 17 mai. T. : 3707. Pouls 120. On intervient sous le chloroforme. On dilate le col avec les bougies de Hégar ; le doigt introduit dans le col trouve le placenta qui est situé dans la corne utérine gauche, il est en partie décollé. Le doigt ne peut parvenir à le décoller complètement, On se sert alors de la curette. Après le curettage on fait l'écouvillonnage puis on place une mèche iodée et après un tamponnement vaginal on fait le pansement vulvaire. Chute de la température et guérison.
Observation 17. — Avortement de 3 mois. Rétention placentaire. Lochies odorantes. Fièvre. Curettage. Guérison.
Mme H..., 41 ans, entre à la Maternité le 15 juin 1905, a eu 6 grossesses. Dernières règles du 28 au 30 janvier. Le dimanche 11 juin coliques violentes, on fait venir un médecin qui examine la femme et fait l'extraction manuelle d'un fœtus dépouillé du placenta et des enveloppes. Le placenta est extrait partiellement, et la malade est envovée à la
Maternité le 14 juin, état général assez fatigué. Température : 3808. Pouls à 100. Le toucher permet d'arriver facilement sur le col utérin. On endort la malade et on extrait des débris placentaires avec la curette, on fait ensuite l’écouvillonnage avec une mèche iodée ; tamponnement vaginal et pansement vulvaire. Chute de la température et guérison.
Observation 18. — Avortement provoqué. Rétention placentaire. Infection. Curage. Curettage. Guérison.
Mme F..., 31 ans, entre à la Maternité le 12 février 1906 a eu 7 grossesses.: Dernières règles du 15 au 20 novembre. La malade se livre à des tentatives d’avortementle 9 février, le 10 elle ressent des coliques accompagnées de pertes sanguines. Température : 38°. On endort la malade, le col est très perméable ; on lui fait un curettage qui ramène en grande quantité des débris de placenta et de membrane. Une pince à mors plats les attire aisément ; on recueille un débris qui à lui seul a le volume d’un gros œuf de pigeon. Ecouvillonnage avec une mèche iodée. Tamponnèment vaginal et pansement vulvaire. Chute de la température. Guérison.