REC EE
cles intercostaux et des muscles bronchiques, rendant très difficile la respiration artificielle au ballon et précaire l’hématose. |
Mais c’est surtout West (152) qui s’est attaché au problème : il tend à montrer que cette propriété spasmogène est dissociée de la curarisation proprement dite, ct semble résulter d’une action spécifique du produit sur les muscles des bronches et des bronchioles, action contre-balancée très rapidement, du reste, par la paralysie habituelle de ces muscles sous l'effet de la curarisation. Ce qui fait, qu’en pratique, quelqu’inquiétant que soit le phénomène, on note très peu d'accident de ce genre.
Du reste, Benda, Maroger et Paillas (9) viennent d'insister récemment, sur le pouvoir (broncho-émollient » du curare. Ce qui montre que la question est encore très discutée.
Notre pratique est bien réduite, mais nous n’avons eu à déplorer aucun ennui de cette sorte. Il semble, en plus, qu'avec les produits purifiés qui sont utilisables, de nos’ jours, ce danger devienne un peu mythique.
d) APPAREIL CARDIO-VASCULAIRE
Le MUSCLE CARDIAQUE
Il était juste que, lors du passage à la clinique de l'emploi du curare, on s’inquiètât de savoir si le &mus cle cardiaque » n’était pas, aussi, plus ou moins touché par la drogue.
Des études minutieuses ont été entréprises, par -différents auteurs : Ruskin (134), en particulier, étudiant systématiquement l’électro-cardiogramme, chez des malades curarisés, n’enregistre aucune modification notable des graphiques, même chez des cardiaques avérés. Seules les grosses doses pourraient, aux dires de Pearlstein (127) produire un effet @cardio-toxique » dont le mécanisme est encore mal connu.