‹ Curarisation et AnesthésieChapitre 25 sur 69 · LA TENSION ARTÉRIELLE · texte numérisé non relu

LA TENSION ARTÉRIELLE

Quant à la tension artérielle, il est bien difficile d’ar-river à des conclusions convergentes, en lisant les auteurs. Toujours légèrement augmentée pour Euler et Wahlund (43), pour Prescott, Organe et Rowbotham

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(130), elle est diminuée, au contraire, pour Cullen (31) et pour Bremer (21) : le premier voit là une manifestation périphérique, due à l'abaissement vénéral du tonus musculaire, l’autre une perturbation de la réactivité des fibres lisses vasculaires à l’adrénaline, dont la secrétion, du reste, n’est nullement diminuée par le produit.

Heymans (83) pense que la baisse de la tension artérielle est proportionnelle à la dose et à la vitesse de Tinjection.

Nous avons pratiqué, pour chaque malade, des courbes tensionnelles, en cours d'intervention : leur étude ne nous permet aucune conclusion ferme sur ce point.

e) LES ÉMONCTOIRES : FOIE ET REIN

En raison de la réputation de toxique » du curare, il était naturel de penser que la substance pouvait léser le parenchyme hépatique ou rénal.

En réalité, CI. Bernard (12) avait déjà montré que, chez la grenouille curarisée, l’autopsie ne révélait aucune atteinte de ces organes.

De plus, maintenant que nous possédons des préparations purifiées et non plus de ces Ccurares », plus ou moins renforcés par différents venins animaux, les auteurs sont tous d'accord : même aux doses considérables utilisées par Whitacre, aucune lésion hépatique ou rénaie n’a été à déplorer. Tout au plus, Gray et Halton (5{) conseillent-ils la prudence chez les insuffisants rénaux avérés, mais avec des doses légèrement réduites, on peut utiliser la méthode sans ennui.

f) L'INTESTIN

Les auteurs sont très partagés sur ce point, Les uns (Prescott, Organe et Rowbotham — 130) affirment une hypercontractilité des muscles intestinaux, chez les sujets curarisés: les autres (Cullen et Harroun, Becker et Hathaway), une hypotonie gênante.

IT semble que l'action soit très contingente, dépendant, en plus, de la prémédication et de l’anesthésique seule, notre obs. n° 1 nous à montré une action nette du curare sur la contractilité de ces muscles. Ailleurs, elle nous à paru inchangée,

g) LE MUSCLE UTÉRIN

Les études sont rares, sur cette question : tout récemment, Harroun, Becker et Fischer (79) en ont fait une expérimentation soigneuse. Le curare ne semble pas agir sur la fibre utérine, et, en particulier, les produits tels que l’ergotine, gardent leurs propriétés hémostatiques.

Retenons, en outre, que, ni dans leurs expériences sur l'animal, ni dans la clinique, les auteurs n’ont eu à déplorer quelque retentissement que ce soit sur le fœtus. II semble donc bien prouvé, actuellement, que le curare ne traverse pas le filtre placentaire.

LS

Nous venons de passer en revue tous les faits que l’expérimentation et la clinique permettent de noter comme propriétés physiologiques du curare. Faisons un pas de plus : il nous mènera dans un domaine plus subtil et, peut-être moins pratique, mais il aura tout de même son intérêt.

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