‹ Curarisation et AnesthésieChapitre 29 sur 69 · ABSORPTION · texte numérisé non relu

ABSORPTION

CI Bernard faisait déjà remarquer que lFabsorption digestive était nulle, sauf pour la muqueuse rectale. En effet, les Indiens se servaient couramment de flèches empoisonnées, pour le gibier : autour de la blessure, la chair de l'animal était teintée de jaune, mais ils cou paient ce morceau et mangeaient le reste, sans qu'il en résultât le moindre accident.

Au contraire, les autres voies de pénétration sont d'autant plus rapides et fatales qu’elles déversent plus vite le poison dans la circulation. C’est pour cela que la voie intra-veineuse, représente, en thérapeutique, la façon la plus efficace de curariser les malades. Nous verrons, du reste, que la voie musculaire, bien qu'entachée de quelques défauts, n'en est pas moins une possibilité à retenir. Quant à l'absorption sous-cutanée, elle doit se faire, mais très lentement. Peu de publications, à notre connaissance, s'en sont montrées soucieuses. Seuls, Gray et Halton (54) signalent une vitesse d'action de vingt minutes.

b) ÉLIMINATION

Une fois dans là circulation, le produit est arrêté par les deux barrages physiologiques, le foie et le rein. Tout le monde est à peu près d'accord pour reconnaître que le parenchyme hépatique à la propriété de détruire une partie du curare (Griffith = 39, Gray et Halton = 54), sans dommage, du reste, pour ses cellules. comme nous lPavons déjà vu.

Le rein élimine parfaitement le reste, et, lui aussi. ne semble par surchargé par le passage du produit.

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