‹ Curarisation et AnesthésieChapitre 52 sur 69 · VENANT DU TERRAIN · texte numérisé non relu

VENANT DU TERRAIN

Une seule est absolue et citée par tous les auteurs : la MYASTHENIE GRAVE. Du reste. personne ne justifie clairement cet ostracisme. Avant lu la belle thèse de Passouant sur la Maladie de Steinert (126) nous avons vu que là cholinestérase était fortement abaissée dans cette affection. Comme, d'autre part, nous avons dit que les produits non strictement purifiés pouvaient faire diminuer la cholinestérase sérique, on imagine par quel mécanisme la curarisation peut être défavorable.

Nous avons vu, aussi, qu'une grosse INSUFFISAN- CE CARDIAQUE n'était guère améliorée par une pa-

— 63 — à ralvsie diaphragmatique ; qu'une INSUFFISANCE RE- NALE dictait la prudence. Il faudra donc qu’une indication absolue se pose, pour se risquer à curariser de tels malades.

Une questions est soulevée par de nombreux auteurs : le curare peut-il S'employer, en raison de son action dépressive possible, Sur des malades ‘en état de CHOC? Haugen -(80) fait des réserves et dit que («la place exacte du choc n'est pas encore bien déterminée. » Hudon (86) signale la sensibilité spéciale des choqués et des péritonéeux, Mais ceux qui paraissent avoir la plus grossé pratique de la méthode, tels que Cullen et Griffith, ne voient, dans le choc, aucune contre-indication : bien plus, ils estiment que le fait d'opérer en présence de muscles parfaitement relâchés, évite toute manœuvre brutale, facteur principal du choc opératoire.

Quant aux contre-indieations, dans les maladies de l'intestin, elles ont été soulevées par différents auteurs : Gray et Halton (54) voient un danger dans l'association CYOLOPROPANE-CURARE, pour les sutures, en raison des contractions qu'elle déclanche. Cole (27) déconseille le curare chaque fois que là muqueuse est malade, en raison des hémorragies. Harroun, Becker et Hataway (69) déplorent la dilatation intestinale, qui peut être très gênante, surtout pour les occlusions.

Toutes ces remarques, - pour judicieuses qu’elles soient, ne semblent pas, pour le moment, entraîner «le conclusions formelles.

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