‹ Curarisation et AnesthésieChapitre 53 sur 69 · SUIVANT L'INTERVENTION · texte numérisé non relu

SUIVANT L'INTERVENTION

CHIRURGIE. A PBDOMINALE

Toute la chirurgie SOUS-OMBILICALE sera étransement facilitée par l'abolition parfaite du tonus pariétal. Pas un chirurgien n'ignore, par exemple, la différence qu’il y à entre une hystérectomie chez une malade dont la paroi est bien relâchée et chez une malade dont les muscles raides poussent constamment les anses grêles au contact du bistouri, En conséquence, toutes ies interventions difficiles du petit bassin seront favorablement influencées par la méthode.

Très efficace, aussi, est l'intervention du curare, dans l'accès du HAUT ABDOMEN : quelle facilité, dans l’exploration d’une vésicule ou d'un estomac ! Quelle étonnante chose que de pouvoir refermer une paroi de «chiffon » dont les lèvres viennent s'affronter sans effort, audessus dun épiploon qui n'a pas de tendance facheuse à s’insinuer entre chaque point! Au cas de gastrectomie totale, la méthode peut, alors, bénéficier d'une technique spéciale, sur laquelle nous nous étendrons davantage, à propos de la chirurgie thoracique : il n’est pas inutile, en effet, quand on travaille, à proximité du diaphragme, de pouvoir supprimer le vacetvient obsédant de ce muscle, par une paralysie avec respiration contrôlée.

Plus discutables nous semblent les indications pour la chirurgie de la fosse LOMBAIRE : bien que les mus- cles y soient fort développés, l'incision les coupant en travers, anihile pratiquement les effets du tonus: de plus, l’opérateur travaille généralement sous le péritoine : il est donc bien moins occupé par le silence abdominal. Néanmoins, ce sera, à notre avis, une question d'espèce laissée au bon sens de l'opérateur et de l’anesthésiste.

CHIRURGIE T'HORACIQUE

Chirurgie, en grosse partie nouvelle, appelée à un

développement considérable, elle semble devoir bénéficier beaucoup de l'usage du curare. Ici, le but à atteindre nest pas l'abolition du tonus musculaire : Paction sera centrée sur le diaphragme

1° Pour abolir le mouvement rythmique du muscle, qui est une source de gêne, considérable parfois, pour le chirurgien ;

2° Pour couper le circuit du reflexe tussigène : on sait, en effet, combien tel phénomène est désagréable, dans certaines dissections aux abords du médiastin, malgré l’anesthésie locale que l'on peut faire.

Cette technique, évidemment, demande une adaptation spéciale : elle ne peut exister qu'associée à l'intubation trachéale avec isolement du poumon correspondant au côté sur lequel on intervient et (« RESPIRA- TION CONTRÔLÉE ». Quelque compliquée que paraisse la chose pour l'évolution actuelle de l’anesthésie en France, il semble que ce soit une affaire d'éducation spécialisée qui puisse devenir d’un usage courant.

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