MONSIEUR LE PROFESSEUR FELIX PAPIN
Professeur de Clinique Chirurgicale Chirurgien de l'Hôpital Saint-André
Membre associé National de l’Académie de Chirurgie
Membre correspondant National de l'Académie de Médecine Chevalier de la Légion d'Honneur Croix de Guegre Officier de l’Instruction Publique
Vous avez bien voulu, mon Cher Maître, accepter la Présidence de cette thèse : je serais heureux si mes efforts arrivaient à refléter, dans ce travail, la lumineuse précision que votre enseignement m'a toujours apprise et me permettaient, par là, de me classer au rang de vos élèves.
RANTRCOD-U-C'T TON
Depuis plusieurs années déjà, le curare n’est plus cette maléfique résine dont les peuplades sauvages d’Amérique du Sud enduisaient la pointe acérée de leurs flèches et dont la terrible renommée fit éclore toute une littérature passionnante et mystérieuse : c’est un médiment, une «spécialité » de plus. Le mystère s’est 6éva- DOTÉ
Ses applications sont, déjà nombreuses, mais de tour tes, celles qui touchent au domaine de l'anesthésie sont les plus importantes, à l’heure actuelle. Aussi, avons-nous pensé qu'un travail sur cette question pouvait représentér de l'intérêt.
Notre apport clinique peut, évidemment, sembler mesquin à côté des abondantes publications anglo-saxon nes : qu’il nous soit permis de souligner les difficultés auxquelles s'est heurté notre travail.
En premier, la recherche des produits curarisants aussi tenons-nous à remercier, dès maintenant, les Labo- “atoires Labaz qui ont su mettre tous leurs efforts à nous fournir inlassablement | @Intocostrin » de chez Squibb, ainsi que la Burroughs Welcome C°, qui nous à vénéreusement pourvus de €Tubarine ». Mais, c’est surtout aux Laboratoires Spécia que va notre reconnaissance pour la confiance qu’ils nous ont témoignée en nous permettant de participer à l’expérimentation chimique de leurs curarisants de synthèse, le 3.381 et le 3.602.
La raréfaction inquiétante du matériel clinique @e mos Hôpitaux, ne nous à pas permis, dans le temps qui nous était octroyé, de dépasser le chiffre d'observations que nous publions : nous déplorons cet état de chose qui limite beaucoup la valeur statistique de notre publication.
Enfin, il nous faut le dire, le retard énorme des connaissances anesthésiques, en France, à rendu difficile,
pour nous, un travail qui à pris un masque quasi-révolutionnaire : nous n'avons pas toujours réussi à dissiper la méfiance inspirée, à tort, nous semble:t-il, par cette méthode, largement éprouvée outre Atlantique...
Nous nous sommes crus obligés de faire, dans une première partie, un rappel des propriétés physiologiques et chimiques du curare. Ce n’est donc que dans la deuxième partie que nous aborderons son application à Panesthésie confrontant les données, déjà classiques, des auteurs et les quelques remarques qu'il nous à semblé possible de tirer de notre expérience.