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.\vant toute cbose, lisons d'abord, dans ce tableau, ce fait capital pour la climathérapie, que les mois de moindre
Lalesolk. - Phliiie pulmonaire. 3
34 CUUOtABS PITSIQCBS.
amplitude sont : noTembre, décembre, janyier, février^ c'est-à-dire les mois dliiver, ceux qui importent le plus au malade et au médecin.
Mais quelle est la signification de ces chiflDres?
Dans tout ce qui précède, nous aTons vu s'affirmer la stabilité thermique du climat atlantique. Aussi a prion ces chiffres nous paraissent-ils significatifs d'amplitudes peu étendues, c'est-à-dire qu'ils sont fonction d'un climat à température stable. Toutefois l'exactitude de ce fait ne peut s'affirmer qu'après comparaison avec les moyennes fournies par les stations d'autres contrées. Malheureusement la littérature médicale est nulle ou peu s'en faut, sur ce point.
Fonssagrives donne bien les moyennes « de plusieurs climats qui ont été bien étudiés météorologiquement », mais nous ne pouvons retenir les chiffres qu'il publie d'après de Valcourt. Les moyennes de ces auteurs, nous ne les croyons pas comparables aux nôtres. Elles reposent sur des relevés météorologiques déjà anciens, pris dans des conditions qui diffèrent presque certainement des relevés actuels.
iNous pouvons, en partie, combler celte lacune, par la production de moyennes comparables en tous points h celles de nos stations atlantiques, et relevées au cours de la même période décennale (1886-1895) à Draguignan, Montpellier, Pau (Lescar), Aix, c'est-à-dire dans des stations tributaires de conditions météorologiques différentes des premières. Pour ces dernières stations l'amplitude moyenne de la variation nycthémérale est :
Draguignan 13®79
Montpellier 12,70
Pau (Lescar) 12,50
Aix 12,30
Ces écarts moyens journaliers, entre le maximum et le mi-
nimum de température, sont autrement marqués que ceux du littoral atlantique. La différence est considérable entre la moyenne de chacune de ces villes méridionales et celle de Brest, ville du littoral ouest qui, à vrai dire, jouit de la variation nycthémérale la moins étendue. Cette différence se mesure par :
Différence.
I Draguignan 13<»79 + T^Ol
Brest 60 78 Montpellier 12,70 +5,92
"'^'^' ^'^^ Pau 12,59 4-5,81
' Aix 12,30 4-5,52
Pour Arcachon, ville du littoral ouest, ayant après Brest la moindre amplitude nycthémérale, et dont le chiffre est très voisin d'ailleurs de celui des deux autres stations ouest, Vannes et la Coubre, nous trouvons des différences qui pour être moins grandes, n'en sont pas moins sensibles et très appréciables :
Différence.
i Draguignan 13°79 -h 3*99
Montpellier 12,70 +2,90
Pau 12,59 4-2,79
Aix 12,30 + 2,50
Cette étude comparative classe le climat atlantique dans la catégorie des climats à courtes oscillations nycthéméraies. Cette conclusion n'a rien qui doive surprendre. Elle confirme, et les faits précédemment étudiés, et la loi météorologique connue, à savoir que la variation nycthémérale de la température croît à mesure que la température moyenne s'élève, et que sous ce rapport « la constitution climatique des stations méridionales se rapproche des pays intertropicaux où les oscillations ont une amplitude très grande » (Fonssagrives). La moyenne tempérée du littoral atlantique est compensée par la stabilité et les transitions douces; la movenne chaude du littoral méditerranéen est aggravée par les grandes amplitudes et les brusques variations.
La stabilité thermique, déduite des chiflres précités, est également démontrée par les courbes des appareils enregistreurs. Pendant plusieurs années, j'ai poursuivi Tétude ciimatologique d'Arcachon, à laide d'un thermomètre enregistreur Richard, placé sous un abri Renou, ce dernier construit, établi dans des conditions identiques aux abris de la Commission météorologique de la Gironde. De fréquentes et nécessaires observations de contrôle étaient faites à laide d'un thermomètre étalonné.
Le caractère dominant qui se dégage de la lecture de ces tracés (planche I) réside, et dans la régularité des oscillations nycthémérales, et dans leur peu d'amplitude. Il est fréquent d'observer plusieurs périodes nycthémérales successives présentant même maximum, même minimum. Les tracés I, II, III confirment ce fait. En outre de cette constance des points extrêmes, ils mettent en relief la régularité non moins nette des points intermédiaires ; si bien qu'une de ces courbes est superposable à celles qui précèdent ou qui suivent.
Conclusion : L'étude de ces relevés de température démontre que par son régime thermique, le littoral atlantique rentre dans la catégorie des climats à température stable .