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MARCHE NYCTHÉMÉRALE DE LA TEMPÉRATURE

L'analyse de ces courbes révèle, en outre, plusieurs détails importants, en matière de climatologie médicale ; nous les signalons :

L'abaissement minimum du thermomètre se produit vers le lever du soleil. Peu après son apparition au-dessus de l'horizon, le tracé, qui était en déclinaison, se relève.

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si bien que la iiii de la ligne de déclinaison et le commencement de la ligne d'ascension forment un angle aigu, donnant lieu sur la courbe d'ensemble à un crochet d'autant plus aigu que la sérénité du ciel est grande et permet réchauffement plus rapide des couches atmosphériques inférieures.

Les tracés 1, III (lettre C) montrent très exactement cette disposition de la courbe : minimum des vingt-quatre heures et crochet.

L^ascension assez généralement rapide, présente deux types distincts : elle se traduit par une ligue tendant à se rapprocher de la verticale et n'offrant sur son trajet aucun accident : ascension directe (tracé 1, AD), ou bien elle se dessine par une ligne oblique entrecoupée d'une série de petites saccades : ascension tremblée (tracés II, 111, AT).

Ces différences ont une signification importante; l'ascension directe indique que réchauffement de l'air se fait avec plus de régularité, de continuité que dans la ligne tremblée, elle est liée à une grande sérénité de l'atmosphère. De plus, avec l'ascension directe, l'écart entre la température minimum et la température maximum est plus grand qu'avec le second type, la sérénité atmosphérique permettant à la terre de recevoir le jour et de perdre la nuit, une plus grande quantité de chaleur.

Lorsque la plume de l'enregistreur arrive h son point culminant pour inscrire la température maximum des vingt-quatre heures, deux phénomènes peuvent se produire : le premier, moins commun, fait que la plume retombe presque aussitôt, formant un second crochet (crochet supérieur, C, tracé 1) ; dans le second, la plume trace un plateau, sinon en ligne droite, du moins avec des oscillations si courtes qu'elles n'excèdent pas un degré. Cette disposition est bien marquée dans les tracés H, 111, IV. De telle sorte que pendant une, deux, trois et quatre heures, entre onze heures du matin et quatre heures du soir, la

température reste à peu près stationnaire, phénomène de la plus haute importance dans une station de santé.

Après le crochet supérieur C\ ou le plateau PL, la descente commence. Là encore les deux types se retrouvent. Si le maximum s'est marqué par un crochet, la descente est assez rapide (tracé I) ; elle est beaucoup plus lente au cas de température maximum en plateau (tracés II, III, IV), mais jamais il n'y a de descente brusque et profonde de la plume, au moment du coucher du soleil. La ligne du tracé descend d'une manière régulière, continue : trait caractéristique du climat atlantique et dont on conçoit toute la portée.

Parfois survient un accident dans la ligne de descente : entre dix heures et minuit ou un peu plus tard, il se produit soit un temps d'arrêt plus ou moins long dans la déclinaison de la courbe (tracés 1, 111, N), soit même un relèvement, relèvement nocturne de la température. Ce phénomène est révélé dans toute sa netteté sur le tracé IV; il se produit lorsque les nuages viennent arrêter le rayonnement nocturne ou émission de la chaleur terrestre vers l'espace. IVailieurs l'accélération de la nébulosité dans la soirée est un fait que nous avons souvent noté dans le cours de nos observations : il explique la fréquence des phénomènes : arrêt dans rabaissement ou bien relèvement nocturne de la température, dont le tracé IV fournit le type.

La recherche de la température de la période nocturne, acquiert de nos jours une importance considérable. Il n est plus permis aujourd'hui, dans l'étude d'un climat, de tout subordonner à la période diurne, sous prétexte que la nuit les malades sont séquestrés. Avec la mise en pratique de l'aération continue des chambres de malades, la méthode graphique, c'est-à-dire la méthode des observations continues, est appelée à fournir les renseignement les plus précis.

CARACTÈRES PHYSIQUES (suite)

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