STATIONS
Brest
Vannes...
La Coubre Arcachon .
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Pour toutes les stations littorales atlantiques, la saison la plus mouillée est l'automne, sans exception. La prédominance des vents d'Ouest, en cette saison (nous le verrons plus loin) en est la cause. Viennent ensuite, par ordre de décroissance pluviométrique, l'hiver, le printemps, Tété. Comparant les stations entre elles, nous trouvons qu' Arcachon est la station la plus mouillée pendant l'automne et le printemps; tandis que Brest est la plus mouillée en hiver. L'été a la même valeur udométrique dans ces deux stations.
L'HUMIDITË.
Moyennes mensuelles :
STATIOSS
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Les chiffres de ces moyennes sont simplement confirmatiTs de ceux des moyennes saisonnières. Ils montrent les mois d'hiver, décembre, janvier, ainsi que juillet, très sensiblement plus mouillés à Brest qu'à Arcachon ; le mois de février, puis novembre, d'une pluviosité à peu près équivalente; et enfin, la pluviosité plus grande, à Arcachon, aux mois de mars, avril, mai, septembre, octobre.
B. — Régime des pluies.
Comparer deux localités au point de vue de la quantité absolue de la pluie, et déclarer bygiéniquement préférable la moins mouillée des deux, serait une grave erreur. Il se peut très bien que la station à moyenne udométrique la plus élevée, soit celle où les pluies ont la plus courte durée, constituant un régime meilleur. « 11 tombe plus d'eau dans une forte pluie d'orage d'une durée de demiheure, dans une chaude et claire région du Midi, qu'il n'en tombe en deux jours de brume et de petite pluie, dans une région pleine de brouillard et privée de soleil » (Corrigan).
Ces différences, dans le régime des pluies, établissent
S8 CARACTËRSS PHYSIQUES.
les différences dans la valeur climathér.apique des stations.
La formule du régime pluvieux d'une contrée est presque toujours déduite du nombre des observations de jours dits « jours de pluie ». Ainsi déduite la formule est inexacte. En effet, il faut bien savoir que dans les observations pluviométriques, sont comptés comme jours de pluie, tous ceux où le pluviomètre a indiqué une quantité même minime d'eau. « Souvent cette eau provient simplement d'un dépôtde rosée, et si Ton ne comptait comme jours de pluie que ceux où la pluie est réellement tombée des nuages, on arriverait à des nombres sensiblement moindres » (Rayet). Aussi, s'il est nécessaire de tenir compte de toutes les observations où le pluviomètre accuse une quantité quelconque d'eau, au lieu de la dénomination « jours de pluie », serait-il plus exact d'employer celle de « jours d'observations udométriques », dénomination qui ne préjuge en rien l'origine de l'eau recueillie.
Si, sans tenir aucun compte de cette distinction, nous recherchons pour les stations du littoral, la moyenne annuelle des jours dits « jours de pluie », par la météorologie, nous trouvons :
Vannes 141 jours.
La Coubre 1 44 —
Brest ns —
Arcachon 183 —
Si bien que, d'après ces moyennes, il pleuvrait un jour sur deux tant à Brest qu'à Arcachon. C'est inexact; ces chiffres indiquant en bloc toutes les observations udométriques (pluies, condensation des brouillards, rosées).
Mais comment définir l'origine de l'eau recueillie au pluviomètre? Provient-elle de la pluie proprement dite, de
la précipitation de la vapeur d'eau par le brouillard, par la rosée? La chose est malaisée, à moins d'observer, jour et nuit, l'état de l'atmosphère. Les documents, en notre possession, ne nous permettent pas l'analyse détaillée du régime des pluies dans les diverses stations du littoral atlantique. Seuls les éléments de cette étude sont entre nos mains, pour Arcachon. Ils suffisent à démontrer l'importance de la distinction que nous venons d'établir.
L'observation de l'état atmosphérique, de jour et de nuit, je l'ai pratiquée depuis dix ans. Si parfois mes observations, aux premières heures du jour, ont été douteuses, sur le point de savoir si la précipitation aqueuse de la nuit était due à la rosée ou à une petite pluie, je puis, sans m'avancer, affirmer que ces observations douteuses sont exceptionnelles. D'autre part, je trouve dans mes notes quotidiennes, une période de six années (1887- 1892), au cours desquelles, par suite de circonstances spéciales, mes observations ont présenté une très grande précision.
D'après ces observations, nous pouvons, en mettant en regard le nombre des « jours d'observations udométriques » et les «jours de pluie proprement dits», établir pour chacune de ces six années, le nombre exact des chutes de pluie.
ANNÉES