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De 200 et plus

D'où il ressort, que Vannes et La Coubre appartiennent

à la troisième zone, Brest et Arcachon à la quatrième, et que le littoral atlantique est loin d'être une des contrées les plus pluvieuses de la France.

La lecture des moyennes annuelles nous montre, que la station la plus méridionale possède la moyenne udométrique la plus élevée, légèrement supérieure à celle de la station la plus septentrionale. Est-ce à dire que Tamoncellement des nuages de pluie est plus considérable à Arcachon qu'à Brest ? que les jours de soleil y sont plus rares? Nullement.

Cette plus grande hauteur pluviomé trique d'Arcachon, est la conséquence directe d'une de ces circonstances de topographie locale, auxquelles nous faisions allusion, comme susceptibles de modifier les grandes lois météorologiques de la chute des pluies. En effet, le littoral atlantique, dans sa partie la plus méridionale, de la Gironde à FAdour, présente un relief du sol, courant parallèlement à la rive, constitué par des amoncellements sablonneux, et recouverts de vastes forêts. Là est la cause de la plus grande abondance des pluies sur cette partie Httorale.

Les relevés pluviométriques organisés par la commission météorologique de la Gironde, et publiés par M. Rayet, Directeur de l'observatoire astronomique de Bordeaux, mettent en évidence Tinfluence du sol boisé de cette ligne des dunes sur Fintensité des pluies. La quantité de pluie tombée en arrière des dunes surpasse toujours celle tombée sur les bords de FOcéan. La différence d'un versant à Fautre, se mesure, en moyenne, par 100 millimètres. L'interprétation du fait constaté, n'est donc pas discutable.

Que les lois de la pluviométrie, subissent de profondes modifications, du fait de circonstances locales, cela ressort également du contraste, au point de vue udométrique,

qui s'établit entre les côtes de la Méditerranée et de TAtlantique, les unes et les autres baignées par une vaste nappe d'eau de mer. « Les côtes de la Méditerranée sont moins abondamment arrosées que celles de l'Océan, et l'air y est plus sec. Il faut chercher la raison de ce contraste dans le régime des vents » (E. Reclus). Sur le littoral atlantique, les courants aériens dominants proviennent de le région « Ouest et portent ainsi, aux terres, les vapeurs de rOcéan », tandis que sur les rivages de la Méditerranée française, les vents soufflent en général du Nord-Ouest (vents de terre) et « portent au large l'humidité qui s'élève de la mer » .

Moyennes saisonnières :

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