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CLIMATOLOGIE

ouest, de Brest à Bayonne, présente dans ses grandes lignes climatologiques, des caractères fondamentaux, dont Tensemble constitue le Climat Atlantique, qui^ nous le verrons, est le véritable climat marin de la France.

S'il est vrai que certaines circonstances de topographie locale, telles que, natureetreliefsdusol,présence ou absence des forêts, atténuent ou accentuent, avec la latitude, ces caractères primordiaux, s'il est vrai que de ces modifications on ait pu déduire un climat breton, et un climat girondin, il ne s'ensuit pas qu'il faille considérer ces deux climats comme essentiellement distincts. Ils ne sont que les nuances d'une entité climatique, comme nous le démontrerons.

La raison d'être de cette unité climatique, découle de l'influence plus ou moins immédiate des courants océaniens, qui, sillonnant les mers en tous sens, répartissent leur calorique aux terres situées sur leur trajet, leur apportant ainsi une source de chaleur empruntée à des régions parfois lointaines. Si bien que les continents, heurtés ou léchés par ces courants, jouissent d'un véritable climat ctemprunt.

La distribution de ces courants, chauds sur les côtes d'Europe, froids sur celles des Etats-Unis, est la cause de ce phénomène depuis longtemps connu que, dans notre hémisphère, et à latitude égale, « les côtes orientales des continents sont plus froides que les côtes occidentales. Ce principe est rigoureusement vrai, parce qu'il est applicable, non seulement au bassin de l'Atlantique, mais à celui du Pacifique » (de Kochas).

Des trois courants constants qui sillonnent l'Atlantique, le plus important, le Gulf-Stream, est un courant chaud.

Son pouvoir calorique est tel que, lorsque dans sa Course, il passe « au delà du 40'' parallèle, où Tatmosphère se refroidit parfois jusqu'au-dessous de la glace fondante, le courant, lui, se maintient à une température de 26° et audessus ». Son pouvoir rayonnant, au dire de Maury, est tel, que la quantité de chaleur répandue sur TA tlan tique dans une seule journée d'hiver, « suffirait pour élever la masse d'air atmosphérique qui couvre la France et la Grande- Bretagne du point de congélation à la chaleur d'été ».

Dans de pareilles conditions, on comprend l'influence directe et dominante que ne peut manquer d'exercer ce courant sur les phénomènes météorologiques des régions qu'il traverse et des continents qu'il avoisine (Julien).

Or, la géographie nous apprend que le courant principal du Gulf-Stream, arrivé à la hauteur de 46° de latitude nord, se divise en deux branches inégales. L'une, la plus importante, la branche nord, remonte vers l'Islande ; l'autre, d'un volume moindre, s'incline au sud, vers l'Espagne et le Portugal. De cette branche descendante, se dégage à son tour un courant collatéral, qui, après être entré dans le golfe de Gascogne et en avoir léché le littoral, rejoint la branche ascendante au niveau du cap Lizard.

Là est la cause à laquelle l'Irlande et l'Angleterre doivent de voir le myrte et le laurier fleurir en leurs vertes campagnes, sous un ciel nébuleux, et à laquelle nos côtes de Bretagne sont redevables de leurs hivers à la fois pluvieux et doux. C'est l'opinion professée par Reclus : « Les rives de l'Atlantique sont exposées à la double influence des courants et des vents du sud-ouest, qui apportent avec eux les chaudes effluves des mers tropicales. Baignées par les moites vapeurs d'un autre climat, elles jouissent ainsi d'une température bien supérieure à celle qui appartient normalement à leur latitude. »

Nos côtes atlantiques doivent-elles réellement leur climat

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