‹ Cure marine de la phtisie pulmonaireChapitre 4 sur 101 · CLIMATOLOGIE · texte numérisé non relu

CLIMATOLOGIE

exceptionnel, au voisinage de ce courant collatéral du Gulf- Slream, ou courant de Rennell? Jusqu'à ces temps derniers, cette interprétation était seule admise. Aujourd'hui la question est discutable, puisque, se basant sur les recherches du prince Albert de Monaco, et sur les siennes propres, M. Ilantreux nie revistence de ce courant collatéral.

heu\ ordres de faits militent en faveur de sa doctrine* Tout d'aboixl les expériences du prince Albert de Monaco relatives à la trajectoire des corps flottants, faites au moyen de flotteurs spécialement construits à cet effet, reprises plus tard par M. llautreux, démontrent que dans rintérieur du golfe, ces ilotteurs, loin de suivre une route uniforme et constante, subissent des tourbillonnements, <lt»s rétrogradations même, excluant « toute idée de courant analogue au courant de Hennell ».

I Vautre part, Tétude de la température des eaux du golfe, eontluit M. llautreux aux mêmes conclusions.

A cent milles de distance de la côte, la température des iMUix, i\ la surface de la mer, est de 18* à 19"C. Sur la côte des Uuules il faut descendre jusqu'à vingt-cinq mètres de profondeur pour retrouver cette température, tandis qu'à la surfactNhMhermomelre monte de 18** à i±\ Cette nappe Teau chaude u est tout à fait spéciale à la côte des Landes, elle est isolée du reste de TOcéan voisin, elle est localisée. Lf»s cliost»s se passent comme si cette nappe deau, surrhaiilTée par le contact du rivage des Landes, ou par une insolation plus facile que celle du reste de l'Océan, se formait prés d(^ la côte, et de là s'étendait à la surface de rOcéan comme le ferait une immense nappe d'huile ».

Si bien que, contrairement à la théorie classique du (iulf-Slream, les eaux du golfe auraient leur maximum de lenipéralure près de la côte, et leur minimum sur les points assignés au passage du courant collatéral.

Nous devons en outre retenir, des belles recherches

de M. Hautreux, un certain nombre de faits de la plus haute importance et qui donnent la raison d'être de certains caractères du climat atlantique.

D'abord la double formule suivante relative à la température des eaux du golfe : « Les modifications thermales du jour à la nuit sont sans influence sur la surface de la mer, les différences produites par une saison très froide ou par une saison très chaude, ne dépassant pas un degré. »

Enfin notons encore ceci, c'est que « sur la côte des Landes, les limites des variations thermales sont : maximum d'été 22*; minimum d'hiver 10*" » ; et à l'ouverture du golfe de Gascogne, par 45* de latitude, ces limites sont : maximum d'été 19* ; minimum d'hiver H°.

Quoi qu'il en soit de l'existence du courant de RennelL nous voyons qu'une importante partie du littoral atlantique est baignée par des eaux à température élevée et constante. Le climat atlantique trouve sa raison d'être dans l'action immédiate de cette mer de Gascogne, dont les coups de bélier se font sentir de Brest à Bayonne.

Vouloir analyser et comprendre l'influence d'un milieu atmosphérique sur l'homme sain ou malade, sans en connaître au préalable la manière d'être, serait œuvre empirique autant que vaine. Aussi pour dégager les effets inhérents à l'atmosphère de notre littoral atlantique, devons-nous en étudier les caractères : A. Physiques ; B. Chimiques^ C. Biologiques^ qui dans leur ensemble constituent le CLIMAT.

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