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Tract I. — Jeun» Alla, vingt-deux ont. Phtisie galopante.— Vaite caverne am-
phorique de tout l« cAté droit, creuiée en trois mois. Ramollissement caverneux du lobe «upérieur gaucbe. Pleurésie sèche sous-mainniaire gaucbe. Cachexie tuberculeuse, subiiaant un temps d'arrêt par la cure d'air et de repos absolu au lit. En A et B, élévation marquée de ia température soui l'action du mouvement: la malade est restée levée trois heures.
leur fièvre. Le repos amoindrit la fièvre. C'est là un premier avantage, sur lequel il n'y a pas à insister, et auquel vient s'ajouter l'augmentation de poids. Le phtisique fébrile se trouve ainsi mis en état de brûler le moins possible, etde faire des recettes totales : ration d'entretien, ration de réparation emmagasinées el non dépensées.
On ne saurait croire combien te mouvement, la moindre dépense musculaire, élèvent la température du phtisique.
CLIMATHÉRAPIE.
Chez certains malades, un exercice, même passif, augmente la fièvre, comme dans les courbes 1, II, où l'on voit le simple fait, soit de rester levé quelques heures, soit de changer de lit, provoquer l'ascension de la courbe.
Tracé II. — Mime malade, cbei laquelle, après un moi* et demi de cur« d'air et de repos absolu au lit, la maladie subit une tréTo appréciable. En A et B, U température s'élève sous l'inQuence d'un exercice, passif cependant : transport d'uD lit dans un uitre.
Lorsque sous l'action de la triple cure d'air, de repos, d'alimentation, le malade va mieux, que la fièvre a cessé.
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Tracé ni. — Homme, vingt-quatre ans, blond vénitien. Étudiant en médecine. — Congestion bémoptoïque tuberculeuse de la Tosse sus-épineuie droite. A, type de la température depuis te début de la maladie (deux moi*), malgré un gramme de quinine par jour. B, type Ibermo métrique & la Qn du premier mois de la cure d'air et de repos. ® Mnrcbe modérée, vingt minutes le matin, dix minutes le soir ; + marcbe exagérée (une heure) ; ^ course rapide et émotive de cinq minutes. Augmentation de poids, après un mois de cure d'air et de repos : I^.ïlO.
que l'embonpoint a augmenté, les premières tentatives de marche ou d'exercice doivent être surveillées rigoureusement, le thermomètre en main. Fréquemment, sous l'action de ces premières dépenses musculaires, la température
s'élevant, se réfait momentaoément fébrile. Les tracés III et IV témoignent nettement cette fièvre par surmenage musculaire, surmenage toutrelalif bien entendu, et variant à l'infini d'un phtisique à l'autre.
C'est de mâme la cessation prématurée du repos relatif, qui a occasionné l'élévation de la température, observable surletracé V, et non le fait du stationnement sur la plage, puisque à quelques jours de distance, la même étévatioa de température se reproduit, sous l'action de la fatigue,
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Tracé IV. — Femine, trente ani. — Craquements humide* dans la foaie *ouiclaTiére gauche. CaTemules au sommet droit, en arriére, dan» toute la fom ■u*-£pineute. Prottementi pleuraux rugueux au niveau du mamelon droit, nemoptoique. — A, type tbermométrique depuis deux mois avec un fn^amme de quinine et d'antipyrine chaque Jour; R, type thermométrique ; après un mois et demi de cure d'air et de repos; + marche de vingt minutes-, ^ aseension rapide d'un escalier de vingt marches, f double marche d'un quart d'heure. — Augmentation de poids après deux mois de cure, de 55^,900 à 60^,800, soit tk,900.
imposée dans les mêmes conditions, non plus sur la plage, métis en pleine forêt.
Ces faits nous donnentla clef deTerreur d'interprétation dont nous parlions, il y a quelques instants, à propos de la cure de plage. La cure sur la plage ne saurait être incriminée des efiets d'excitation observés; la fatigue seule en est responsable.
Notre surveillance s'exerce également à un autre point de vue, dès que le malade cesse la cure de repos. Parfois en effet, mais, à la vérité, assez rarement, les premières fatigues musculaires, sans élever la température, produisent
182 CUHATHËRAPIE.
soit un temps d'arrêt, soit une diminution dans le résultat des pesées, l'apport alimentaire restant le même. Dans ces cas, j'impose la cure de repos, pour un temps variable, selon chaque malade, et chaque Torme de la maladie. Ue même faut-il imposer le repos, surtout dans les premières semaines de la cure, à tout malade qui, sans être fébrile à. proprement parler, fait des poussées de congestion pulmonaire, même circonscrites, rend quelques expectora-
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Tneé V. — JeuDS homme, quinie ans. — Croquemente bumidet dens Ik région ■oui-ctayière droite, et daoi la fotee sut-épioeuse du même cOté. Sebème de congestion du proresseur Grancher, loua ta clavicule gauche, prè* du bord ■teraal et à hauteur det deux premier* etpacei intercostaux. Expectoratioit muco-purulente fcadllaire. Le début de la maladie remonte à six nois. — S Troisième semaine de la cure d'air et de repos. + Promenade d'une heore en voiture, marche de dix minutes en terrain plat, séjour de deux heure* au boni de la plagt, par temps calme, doux. ^ Promenade d'une heure en Toiture, marche de dix minutei en terrain plat, i^our de deux heures en pUint forii par temps calme, doux. — Augment&tien de poids aprËs trois aemaines de cure d'air et de repos; 44^,700 & 16 MàO, soit l^fiM.
lions colorées, sous l'action de la moindre dépense musculaire.
A tous les autres malades, nous permettons un exercice, proportionné à l'étatgénéral ou local de chacun d'eux. Cet exercice va depuis la simple cure de terrain, si facileà régler dans les allées accidentées de la ville d'hiver, jusqu'à la pratique modérée ou active du cheval. Sous certaines réserves, bien déterminées, la promenade en bateau est une de mes prescriptions préférées pour les torpides, en été et au printemps, parfois, mais plus rarement, en hiver.