‹ Cure marine de la phtisie pulmonaireChapitre 71 sur 101 · CONGESTION PULMONAIRE AVEC RÉTRÉCISSEMENT · texte numérisé non relu

CONGESTION PULMONAIRE AVEC RÉTRÉCISSEMENT

1 cas. — L'observation suivante est d'un réel intérêt. Les relations sont tellement fréquentes, entre le rétrécissement pulmonaire congénital ou acquis et la tuberculose pulmonaire, que par ce seul fait, en dehors d'ailleurs d'autres signes, on pourrait être autorisé, à formuler le diagnostic d'induration tuberculeuse. L'absence d'expectoration n'ayant pas permis l'analyse bactériologique, juge en dernier ressort, nous avons laissé cette observation dans le groupe des prédisposés pulmonaires.

Dans tous les cas, on y lira l'influence manifeste du climat.

Observation XIII. — Rétrécissement pulmonaire congénital (?). — Induration du sommet pulmonaire droite en avant et en arrié^'e. — Durée de séjour : quatre mois, — Augmentation en poids : 7^,500. — Guérison dure depuis neuf mois.

Jeune fille, dix-sept ans, sans antécédents tuberculeux héréditaires ou personnels.

Bonne santé habituelle. Réglée depuis Tâge de 12 ans.

En novembre 1895, survient, sans cause appréciable, une série d'accès de fièvre vespérale faisant monter le thermomètre jusqu'à 39^ et SQ'^fS, sans autres symptômes quun amaigrissement rapide; le tout précédé d'une aménorrhée de cinq mois, survenue sans raison apparente .

La malade, en séjour dans un pays paludéen, est soumise pendant trois semaines à la médication quinique, sans d'ailleurs aucun résultat.

Elle rentre en ville, à la fin novembre, et soumise pour la première fois à Tauscultation d'un excellent clinicien, on constate les signes d*un rétrécissement pulmonaire, passé inaperçu jusqu*à ce jour, s'accompagnant des signes d'une induration pulmonaire de tout le sommet droit.

Les accidents fébriles semblent redoubler à chaque période menstruelle absente.

6 janvier 1896. Arrivée de la malade à Arcachon. Anorexie profonde, amaigrissement marqué. Essoufflement facile. Persistance de la fièvre.

La toux et Texpectoration ont toujours été nulles.

L'examen de la poitrine révèle, outre le rétrécissement de Torifice pulmonaire, les signes d'une congestion chronique de tout le sommet droit, tant en avant qu'en arrière. Les signes physiques relevés sont :

Son — .

Vibration -]-.

Respiration 0.

Souffle doux inspiratoire.

Résonance vocale -f--

Auscultation plessimétrique -}-•

3 février. Redoublement de la fièvre, pendant deux jours, qui atteint jusqu'à 39^,6. Puis chute au troisième jour et apparition des règles, supprimées depuis neuf mois.

A partir de ce moment, l'amélioration a commencé, et est allée s'accentuant de jour en jour.

Si bien que le 2 mai^ après un séjour de quatre mois, la malade peut être considérée comme guérie. La fièvre n'a pas reparu un seul jour, et chaque mois les règles sont revenues à jour ù\e. Le sommet droit a repris sa perméabilité presque entière.

Augmentation de poids : 7^^500.

Depuis lors, la guérison ne s'^st pas démentie (2 mai 1896 à, 2 janvier 1897).

216 CLIMATHÉRAPIE.

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