CONCLUSION
Le lot des 68 observations, contenues dans ce chapitre, démontre Tefficacité de la cure marine et forestière, en tant que prophylaxie de la tuberculose pulmonaire. Nous y avons vu de vieilles pleurésies, de vieilles pneumonies, mal résorbées, guérir ; de vieux états bronchiques, simples ou compliqués, disparaître ; des coqueluches, des adénopatbies bronchiques rebelles, prendre fin, etc.
Ces résultats confirment les indications formulées par quelques auteurs, dans les travaux les plus récents. Springer reconnaît que dans le traitement de Tadénopathie trachéo-bronchique, quelle qu'en soit la cause, le séjour prolongé pendant plusieurs mois au bord de la mer, remplit la plupart des indications. Il préfère les plages de l'Océan, où s'exerce l'influence du Gulf-Stream, à celles de la Manche ; et formule, en peu de mots, la technique de cette cure, technique qui est également la nôtre : « On laissera jouer le plus possible les enfants au bord de la mer ; mais on veillera avec soin à ce qu'ils ne se mettent pas en transpiration par leur ardeur au jeu; les vêtements seront modifiés suivant l'état de l'atmosphère. L^omission de ces précautions, qui semblent banales, est fréquemment la source d'accidents graves. On incrimine le climat, en réalité, c'est la négligence qui en est cause. »
Le professeur J. Renaut (de Lyon) conseille le séjour à la campagne, « l'hiver à Ârcachon, dans la forêt de pins », contre la bronchite chronique des scrofulo-tuberculeux, dans laquelle on trouve les groupes ganglionnaires prétrachéo-bronchiques hypertrophiés.
De même, dit cet auteur, « les bronchorréiques avec
tendance à la bronchite fétide et dont les bronches doivent être aseptisées dans la mesure du possible, se trouveront bien du séjour d'Arcachon, dans la forêt de pins ».
Plus récemment encore, J. Comby vient d'écrire, à propos de la coqueluche : « Si, malgré les médicaments employés, la situation s'aggrave, le changement d'air s'impose : il a quelquefois sauvé des cas désespérés. Ce changement d'air est surtout favorable à la fin de la maladie, chez les enfants qui ont perdu l'appétit, qui dépérissent, qui tombent dans un état cachectique faisant craindre la tuberculose. Ces enfants doivent être conduits à la campagne, dans un air sec et pur, dans un climat sédatif, dans la forêt d'Ârcachon, par exemple, qui jouit à ce point de vue d'une juste renommée. »
Quand il s'agit de la prophylaxie de la tuberculose pulmonaire, l'utilité de la cure marine ne peut être contestée, dit Jaccoud. Jamais en effet les succès n'en sont plus évidents et plus complets.