CONCLUSION
En résumé, l'analyse de nos documents cliniques nous donne, sur 252 malades menacés ou atteints de diverses formes de la tuberculose pulmonaire :
r Action prophylactique : 68 cas : guérison, 68.
2° Action curative : 184 cas, ainsi décomposés :
A. Première période (79 cas) : guérison, 27 cas; amélioration, 40 cas; aggravation, 12 cas.
B. Deuxième période (45 cas) : guérison, 9 cas; amélioration, 24 cas; aggravation, 12 cas.
C. Troisième période (60 cas) : guérison, 4 cas; amélioration, 21 cas ; aggravation, 35 cas.
Ces résultats, que nous avons faits aussi rigoureux que possible, portent en eux leur éloquence et témoignent de l'efficacité du climat marin atlantique, associé à l'atmosphère forestière résineuse, dans la cure de la tuberculose pulmonaire. Puissent-ils attirer l'attention du corps médical et faire cesser la crainte injustifiée que la plupart des médecins professent à l'égard du voisinage de l'Atlantique pour les tuberculeux.
La mer vaut la montagne. L'une et l'autre, nous l'avons
300 CLIMATHÉRAPIE.
VU, valent surtout, avant tout et par-dessus tout grâce à l'élément commun : la pureté de Tair. Si la climathérapie de montagne doit sa vogue, d'ailleurs légitime, à des résultats cliniques inconnus jusqu'alors en France, cela tient à une cause unique : les médecins de l'Engadine nous ont devancés, et de beaucoup, dans la mise en pratique de la cure d'air et de repos.
Les résultats que je publie, prouvent que certains points du littoral atlantique, — points privilégiés, je l'accorde, — n'auront rien à envier aux résultats de l'altitude, si à l'avenir, mieux instruits sur la technique de la cure marine, mieux pénétrés de son efficacité, manœuvrant des malades moins rebelles à ces idées d'une hygiène nouvelle, nous nous mettons résolument à l'œuvre.
Alors verrons-nous, peut-être, s'évanouir cette formule d'ostracisme : « Le voisinage de la mer est funeste aux phtisiques! »