HERNIE CONGÉNITALE AVEC ECTOPIE
nitale avec ectopie testiculaire, la cure radicale s'impose. Si des raisons sérieuses de ne pas la faire vers l'âge de douze ans avaient pu se produire, il ne faudrait pas la différer au delà de celui de quinze. D'une manière théorique, on ne devrait donc avoir que de jeunes sujets à opérer ; mais, en pratique, il n'en est pas ainsi, et j'ai eu plusieurs occasions d'opérer des sujets sensiblement plus âgés, que l'on avait négligé d'opérer. Mais cette temporisation fâcheuse ne change rien aux indications.
Je dois faire remarquer que la hernie qui accompagne l'ectopie peut affecter des formes assez différentes- Elle peut être constituée par un large sac dans lequel les viscères descendent librement, avec ou sans adhérence. Le testicule lui-même se déplace plus ou moins complètement de haut en bas, pour remonter ensuite, et souvent, comme les viscères, entre et sort de l'abdomen.
Dans une autre variété, les viscères seuls descendent; le testicule est fixé très haut et immobilisé dans le canal.
Dans une autre variété, il occupe une partie de sac inférieure, et la partie supérieure, séparée par un rétrécissement, est plus spécialement réservée aux viscères, à l'intestin ou à l'épiploon.
Enfin, chez quelques sujets, le testicule occupe une vaginale isolée; dans ces cas, la vaginale et la hernie sont accolées sans communication. Si celte commu-
IIKRN1E CONGÉNITALE AVEC ECTOTIE 239
nication existe, elle est si petite qu'après avoir ouvert la vaginale en ectopie on n'est pas conduit dans le sac herniaire. On. pourrait croire, à la dissection, qu'il n'y a pas hernie, et je suis convaincu que, dans bien des cas, les opérateurs l'ont cru. Cependant, la hernie existe. Elle est placée directement au-dessus du testicule. On pourrait parfaitement exciser ou abaisser celui-ci sans en tenir compte. Mais la hernie persisterait avec tous ses inconvénients, et cette opération ne donnerait qu'une partie du soulagement auquel le malade a droit.
Comme je l'ai dit plus haut, le testicule sera traité de manières diverses selon les cas, conservé et abaissé ou supprimé par la castration, mais la hernie devra toujours subir une guérison complète. 11 suffirait de l'indication que je viens de donner sur les variations de rapport du testicule et de la hernie pour comprendre qu'on ne peut considérer, dans ces cas, la castration comme une opération visant d'une façon régulière et efficace la cure radicale. L'opération doit être beaucoup plus complexe et la conservation du testicule doit être un des buts que l'on poursuit. Cette conservation doit être efficace et ne pas se faire en exposant à des accidents douloureux tel s qu'ils soient plus insupportables que ceux qui existaient auparavant, ou que le renouvellement de la hernie vienne effacer le plus clair du bénéfice de celte opération.