BALLONNEMENT DIT VENTRE
toutes ses précautions, si l'on fait rapidement évacuer le sujet, si on le tonifie au besoin avec un peu d'alcool, ces accidents s'effacent rapidement et, dès le lendemain, il n'est plus question, ni de ces difficultés, ni des embarras respiratoires qu'elles engendraient.
Cependant, si les accidents primitifs d'extrême ballonnement se dissipent d'ordinaire, on ne saurait se dissimuler que la question de la constipation et de la rétention fécale sont des choses importantes.
La constipation ou, pour parler plus exactement, V absence des évacuations intestinales constitue un des ennuis immédiats des suites de la cure radicale. Il n'est pas rare, en effet, d'éprouver de véritables difficultés pour ces évacuations, difficultés qui tiennent à la position du sujet, à son immobilité, à l'absence d'alimentation, mais certainement aussi à la nature de l'opération, qui irrite la grande séreuse péritonéale, qui tiraille l'épiploon et qui irrite souvent directement l'intestin lui-même.
Il y a bien longtemps que les auteurs connaissent cette question-là pour les suites de la hernie étranglée, où elle se complique de l'état d'altération profonde dans lequel peut se trouver l'anse intestinale. Or, dans ce cas, beaucoup d'auteurs se sont, avec juste raison, prononcés hardiment pour l'évacuation artificielle et rapide par les purgatifs. On trouvera donc tout naturel que, pour ma part, je fasse évacuer