D'après Garden and Forest
3. On appelle germes les microbes, spores (œufs ou graines des Fousères, Champignons, etc.) et beaucoup d'autres corps très menus, d'origine animale ou végétale, que l'air renferme et transporte. On comprend, étant donnée la légèreté de ces germes, que le vent contribue beaucoup à répandre les épidémies quand l'air renferme les microbes qui sont la cause d'une maladie quelconque.
des maisons ou que nous sortons dans les rues de la ville.
Ces résultats sont basés sur une moyenne de quinze organismes absorbés par litre d’air, ce qui ne donne qu'une vague idée de la réalité.
Le nombre de ces êtres varie sensiblement pour chaque saison. Pour les moisissures, il est minimum en hiver, monte rapidement au printemps, et après avoir atteint le maximum en été, baisse considérablement en automne.
Moyenne des moisissures pour 1 litre d'air.
RIVE EE en ie TN RIT RE CITÉ 6,6 RAR VUE ROR TS OS A PS MEN RARES 16,6 NE M SO Ole Ru à 298 RUUAMNIORET ms Rs ee te ven LU 10,8
On voit ainsi que la chaleur développe les spores de la moisissure : on a remarqué aussi que l’humidité leur est favorable, et on trouve parfois moins de germes pendant un mois sec et chaud que pendant un même laps de temps froid et humide.
Par un temps chaud et humide, on recueille beaucoup plus de germes. Cette augmentation est due à l'envahissement de l’air par des microbes fort jeunes et généralement sans couleur.
Les bactéries augmentent bien aussi en été et diminuent en hiver, mais il semble que la pluie s’oppose à leur développement.
Moyenne de bactéries pour 1 m. c. d'air.
INR LEP Ne rs nt ee tes Te TS à 633 Pari fe eee RECU PCT a Ne dar 433 | SES REPORT RENE Le PE CE 825 AUTO DITES RU RE 1,083
À Paris, à mesure que l’on s’avance dans le centre de la ville, la proportion des bactéries augmente
d'une manière notable. En effet, un gramme de la poussière recueillie sur les tentures et les papiers qui couvrent nos murs se compose de spores, «le microbes de toute espèce.
Voici dans quelle proportion :
Nombre de bactéries par gramme de poussière.
A l'observatoire de Montsouris.... 750,000 Hu 0e RENNeS LOTS EM ARE 1,200,000 Rue MONBE:5.... M na de 2,100,000 1
Ces chiffres ont été donnés par M. Arm. Gautier et se trouvent confirmés par les nombres suivants publiés en 1885, par l'observatoire de Montsouris :
Bactéries par m. C. d'air.
Air de l’océan Atlantique (Miquel et Moreau) pris à
plus de 100 kilomètres des côtes..,......,...... 0,6 Air pris à moins de 100 kilom. des côtes (moyenne). 1,8 Mibdes hantes montagnes, ds 1 à 3 Air de Paris au sommet du Panthéon........:.... 200 Air du parc de Montsouris (moyenne de 5 ans)... 480 Air de la rue de Rivoli (moyenne de #4 ans)....... 3,480 Air des maisons neuves à Paris, 1883............. 4,500 Air des égouts de Paris, 1880..................... 6,000 Air des vieilles maisons de Paris. . 243006900000 36,000 Air du nouvel Hôtel-Dieu, Paris, 1880...........,. 40,000 Air de l'hôpital de la Pitié, intérieur............ 19,000
Quoique ces valeurs ne soient que des moyennes, elles indiquent suffisamment les proportions observées dans la propagation des microbes.
Dans toutes les maladies épidémiques, on retrouve leur influence néfaste; il est absolument prouvé aujourd'hui qu'elles sont liées aux variations des bactéries.
1. M. L. Manfredi a trouvé jusqu'à 5000 millions de microbes par gramme de poussière dans certaines rues de Naples. (H. de V.)
LES PLANTES o1
Heureusement pour nous, une grande partie de ces microbes disparait par suite des pratiques d'hygiène et de propreté de nos maisons; heureusement, aussi une grande partie de ces individus sont inoffensifs.
D'autres microbes, au contraire, nous sont utiles; ils constituent les différentes qualités de notre pain, préparent nos boissons, nous donnent le vinaigre, et transforment les végétaux ou facilitent leur développement. |
Enfin , grâce aux magnifiques découvertes de M. Pasteur, ces mêmes microbes deviennent par la culture des vaccins !, préservatifs contre les maladies. qu'ils engendrent.
Nous pouvons ainsi nous rendre compte de la nature des microbes et des moyens employés par la science pour étudier ces ennemis innombrables qui nous menacent sans cesse.
(x, DALLET *.
1. Microbes ou virus qui par des procédés artificiels variés ont été affaiblis, et dont l’inoculation protège l'organisme contre les atteintes du microbe non affaibli, La vaccine protège contre la petite vérole ou variole ; la culture atténuée de charbon, contre le charbon; le virus atténué de la rage, contre la rase. On est en droit d'espérer découvrir beaucoup de vaccins qui nous protégeront contre différentes maladies dues à des microbes. En dehors de ces germes ou poussières vivantes, l'air contient beaucoup de poussières minérales et inorganiques. Dans une chambre habitée, on en rencontre de un à cinq millions (selon qu’on étudie l'air du bas ou du haut de la chambre) par centimètre cube d'air. L'air des rues de Glasgow en renferme 7,500,000 par cent. cube; l'air qui s'échappe d’un bec de gaz à courant d'air (brûleur de Bunsen) en contient jusqu'à 30 millions par cent. cube. Voir : Henry de Varigny, Les poussières de l'air (Revue scientifique, 13 Oct. 1888).
2. Le Monde vu par les Savants du XIX° siècle. J.-B. Baillière, Paris.