‹ Curiosités des sciences occultesChapitre 140 sur 198 · Traité sur les apparitions des esprits, t. I, p · texte numérisé non relu

Traité sur les apparitions des esprits, t. I, p

ONÉIROCRITIE

cription s’y trouve, et si les vers grecs qu’il lui envoie s’y lisent. M. Descartes lui répondit qu’il avoit trouvé le livre en question et les vers qu’il lui avoit envoyés, à l’endroit par lui indiqué ; qu’un de ses amis lui avoit promis un exemplaire de cet ouvrage, et qu’il le lui enverrait par la première commodité »

« Gassendy, dans la Vie de M. Peiresch, raconte que M. Peiresch, allant un jour à Nîmes avec un de ses amis, nommé M. Ramier, celui-ci, ayant ouï la nuit Peiresch qui parloit en dormant, l’éveilla et lui demanda ce qu’il disoit. Peiresch lui dit : « Je son- » geois qu’étant à Nîmes, un orfèvre m’avoit pré- » senté une médaille de Jules César, qu’il me faisoit » quatre écus; et comme j’allois lui compter son ar- » gent, vous m’avez éveillé, à mon grand regret. » Ils arrivèrent à Nîmes, et, allant par la ville, Peiresch reconnut l’orfèvre qu’il avoit vu en songe ; et lui ayant demandé s’il n’avoit rien de curieux, il lui dit qu’il avoit une médaille d’or de Jules César. Peiresch lui demanda combien il l’estimoit; il répondit : « Quatre écus! » Peiresch les lui compta et fut ravi de voir son songe si heureusement accompli. »

« Un homme, qui ne scavoit pas un mot de grec, vint trouver M. de Saumaise le père, qui étoit conseiller au parlement de Dijon, et lui montra ces mots qu’il avait ouïs la nuit en dormant et qu’il avoit écrits en caractères françois à son réveil : Apithi ouc osphrainé ténsén apsychian. Il lui demanda ce que cela vouloit

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