Au livre de Divination, ch. v
ART DIVINATOIRE
» Une jeune fille, de bonne et noble maison, désireuse de sçavoir lequel des deux qui la recherchoient serait son mari, une vieille qui se mesloit de deviner lui conseilla de mendier ou quester un sol de quelqu’un, duquel elle acheta de la farine de froment, et d’icelle fit de la paste, de laquelle elle forma une eschelle à sept degrez, laquelle estant faicte et consacrée avec certaines paroles magiques, elle mit, la nuict ensuivant, sous son chevet de lict, et dormant elle songea qu’elle voyoit celui de ses serviteurs duquel elle désiroit le plus le mariage monter l’eschelle et estant tombé au troisième degré s’estre rompu le col, et qu’un autre suivit, qu’elle n’aimoit guère, lequel estant allé au-dessus du septiesme degré estoit parvenu jusques dans son lit. Or il advint, bientost après, que celuy qu’elle aimoit uniquement ayant prins la poste pour la venir demander à ses parents, estant tombé en chemin, s’estoit rompu le col, et qu’elle espousa l’autre maugré elle par le commandement de ses parents, lequel mariage fut très infauste-et malheureux. »
L’ Amniomancie était une divination par le membrane amniotique qui enveloppe quelquefois la tête de l’enfanta sa naissance :
« Quelques enfants, dit l’abbé Thiers \ viennent au monde avec une membrane ou pellicule qui leur couvre la tête et le visage, que l’on appelle du nom de coëffe, et que l’on croit être une marque de bon-